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Kinshasa
22 octobre, 2026 - 08:05:10
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TICAD 9, « La stabilité est le socle de toute prospérité » : le plaidoyer de Judith Suminwa à Yokohama

Face aux convulsions du monde, l’Afrique veut rappeler une évidence : sans paix, il n’y a pas de développement. C’est ce message qu’a porté avec force la Première ministre congolaise, Judith Suminwa Tuluka, lors de son intervention à la TICAD 9, ouverte à Yokohama. Venue représenter le président Félix-Antoine Tshisekedi, elle a affirmé devant un auditoire de dirigeants et de partenaires internationaux que la stabilité n’est pas un luxe, mais « le socle de toute prospérité ». Dans un continent riche de potentialités mais encore meurtri par les conflits, cette parole résonne comme un appel à l’action collective. Pour la République démocratique du Congo, au cœur des turbulences de la région des Grands Lacs, le choix est clair : la paix d’abord, afin de garantir aux populations déplacées un retour digne et d’ancrer la région dans une dynamique d’intégration économique durable. Mais au-delà du constat sécuritaire, Judith Suminwa a défendu une vision plus large, celle d’une innovation entendue non seulement comme progrès technologique, mais aussi comme refondation politique, économique et sociale. Former les jeunes, autonomiser les femmes, bâtir des infrastructures qui relient les marchés, investir dans les énergies propres : autant de priorités érigées en conditions d’un développement inclusif.

La neuvième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 9), ouverte à Yokohama, a placé la paix et la sécurité au cœur des débats. Lundi 20 août, la Première ministre de la République démocratique du Congo (RDC), Judith Suminwa Tuluka, est intervenue devant un parterre de chefs d’État, de responsables internationaux et d’investisseurs, pour rappeler que « la stabilité est le socle de toute prospérité ».

Prenant la parole au nom du président Félix-Antoine Tshisekedi et du peuple congolais, elle a salué « l’engagement constant du Japon en faveur du développement de l’Afrique », tout en rappelant que la TICAD, lancée en 1993, est devenue « un véritable cadre stratégique pour bâtir un partenariat équilibré et durable ».

La stabilité comme condition du développement

Mme Suminwa a insisté sur l’urgence d’une paix durable dans la région des Grands Lacs, où la RDC est confrontée à des violences récurrentes. Elle a souligné les efforts de Kinshasa, qui a récemment conclu deux accords visant à instaurer un cessez-le-feu durable, garantir le retour sécurisé des déplacés et promouvoir une véritable intégration économique régionale.

« La République Démocratique du Congo salue particulièrement l’importance accordée à la paix et à la sécurité, piliers sans lesquels aucun développement ne peut être durable », a-t-elle martelé.

Une vision élargie du développement

Au-delà de la sécurité, la Première ministre a appelé à des transformations structurelles profondes. Selon elle, l’innovation doit englober non seulement la technologie mais aussi « des solutions politiques, économiques et sociales capables de transformer nos défis en opportunités ».
Parmi les priorités énumérées : renforcer les mécanismes de prévention et de règlement pacifique des différends, moderniser les infrastructures pour relier les marchés, former la jeunesse et autonomiser les femmes, investir dans les énergies propres et gérer durablement les ressources naturelles.

Le J