Le ministère de la Justice a été sollicité pour accompagner la mise en œuvre d’un projet de loi ambitieux visant à renforcer les mécanismes de traçabilité financière et à freiner la prolifération des armes. Cette initiative, portée par Initiative pour la transparence des industries extractives en RDC, marque un tournant stratégique dans la gouvernance économique du pays. À l’heure où les flux financiers illicites alimentent des réseaux criminels et sapent la confiance des investisseurs, le gouvernement veut se doter d’un arsenal juridique plus robuste. Pour le ministre d’État à la Justice, Guillaume Ngefa, « la lutte contre le blanchiment et la criminalité financière constitue une priorité nationale ». Une orientation qui s’inscrit dans une dynamique de transparence accrue et de crédibilité internationale, dans un secteur minier clé pour l’économie congolaise.
L’engagement de l’État congolais à assainir son environnement économique et sécuritaire s’est renforcé mardi à Kinshasa. Le Coordonnateur national de Initiative pour la transparence des industries extractives en RDC (ITIE-RDC), Jean-Jacques Kayembe, a sollicité l’accompagnement du ministère de la Justice pour la mise en œuvre effective d’un projet de loi visant à intensifier la lutte contre le blanchiment des capitaux et la prolifération des armes.
Reçu par le ministre d’État à la Justice, Guillaume Ngefa, le Coordonnateur de l’ITIE-RDC a insisté sur l’importance de doter le pays d’un cadre légal solide afin de mieux contrôler les flux financiers liés aux activités extractives. Cette initiative s’inscrit dans le prolongement des engagements internationaux de la RDC en matière de transparence et de bonne gouvernance.
« La lutte contre le blanchiment et la criminalité financière constitue une priorité nationale pour asseoir l’État de droit et la crédibilité économique du pays », a déclaré le ministre Ngefa, réaffirmant la détermination du gouvernement à coopérer étroitement avec les partenaires publics et privés.
La future législation devrait permettre de renforcer les capacités des institutions nationales de contrôle et de traçabilité, tout en soutenant les efforts régionaux et internationaux contre les réseaux criminels. Elle s’annonce comme un outil stratégique dans un secteur extractif qui représente plus de 90 % des exportations congolaises et demeure un levier majeur de croissance.
Pour l’ITIE-RDC, l’enjeu est double : améliorer la transparence des flux financiers et restaurer la confiance des investisseurs internationaux dans un contexte mondial de plus en plus exigeant en matière de conformité. Cette dynamique rejoint également les objectifs du gouvernement de faire de la bonne gouvernance un pilier de la relance économique nationale.
À terme, ce renforcement juridique et institutionnel pourrait contribuer à assécher les circuits financiers opaques qui nourrissent les conflits armés dans certaines régions du pays, tout en consolidant les bases d’une économie plus stable et plus crédible sur la scène internationale.
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