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8 décembre, 2025 - 04:24:15
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19ᵉ Réunion du Comité Interministériel Régional de la CIRGL, Judith Suminwa plaide pour une solidarité régionale face aux défis de sécurité

La Première ministre de la République Démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, a ouvert jeudi à Kinshasa la 19ᵉ Réunion du Comité interministériel régional de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). Sous le thème « Consolider la paix et la sécurité pour un développement durable dans la Région des Grands Lacs », la cheffe du gouvernement a appelé à une coopération sincère et résolue entre États membres pour traduire les engagements politiques en actions concrètes. À la veille du sommet des chefs d’État prévu le 15 novembre, Kinshasa se positionne en moteur d’un sursaut collectif, dénonçant l’hypocrisie régionale tout en tendant la main à ses voisins pour un partenariat fondé sur la sécurité partagée et la prospérité commune.

Dans la salle Majesté de l’hôtel Hilton, sous la coordination du ministère de l’Intégration régionale, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a ouvert les travaux de la 19ᵉ Réunion du Comité interministériel régional de la CIRGL. Une rencontre stratégique, en prélude au neuvième sommet ordinaire des Chefs d’État et de gouvernement, où la question de la paix et de la stabilité demeure au cœur des préoccupations.

Revenant sur les engagements pris en 2006 à Nairobi, la cheffe du gouvernement congolais a rappelé avec gravité que les promesses de la région demeurent largement inachevées. « Les fruits n’ont pas encore tenu la promesse des fleurs », a-t-elle déclaré, pointant du doigt les violations répétées du Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement, en référence à l’agression dont la RDC est victime depuis 2021.

« Le développement ne peut être durable sans la paix, et la paix ne peut être consolidée sans la sécurité », a insisté Judith Suminwa, appelant à « une action concertée, audacieuse et solidaire » entre États membres. La Première ministre a également salué l’implication constante des partenaires régionaux et internationaux, soulignant le rôle déterminant des représentations diplomatiques dans la recherche de solutions durables.

Un appel à la cohérence et à l’efficacité politique

Dans une tonalité plus analytique, le ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, a rappelé que la CIRGL ne saurait se limiter à des déclarations d’intention. « Il y a une différence entre souscrire à des engagements et les mettre effectivement en œuvre. La RDC en est la preuve vivante », a-t-il lancé, invitant ses pairs à assumer leurs responsabilités.

Pour lui, la région doit « rattraper le temps perdu » et faire de la CIRGL un véritable instrument de coopération et de stabilité, capable d’impulser une intégration économique régionale concrète. « Il ne s’agit pas de réinventer la roue, mais de la faire avancer », a-t-il ajouté.

Cette réunion de haut niveau, qui a réuni le Secrétaire exécutif de la CIRGL, les envoyés spéciaux de l’ONU, de l’Union européenne et de l’Union africaine, ainsi que plusieurs diplomates et partenaires au développement, constitue une étape cruciale avant le sommet du 15 novembre.

Elle témoigne de la volonté du gouvernement congolais de replacer la RDC au centre du dialogue régional et d’en faire un acteur moteur de la paix et du développement dans les Grands Lacs.

En inscrivant cette démarche dans le deuxième pilier du Programme d’action du Gouvernement, consacré au renforcement de la cohésion régionale, Kinshasa affirme une ligne politique claire : la stabilité du Congo passe par celle de toute la région. Et sans une solidarité sincère, les Grands Lacs resteront prisonniers de leurs propres contradictions.

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