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Kinshasa
24 octobre, 2026 - 20:21:34
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Jean-Pierre Lihau aux agents de la Coopération internationale : “Humaniser la retraite, c’est redonner sa dignité à l’agent public”

Comment transformer la retraite des agents publics en une étape digne et sécurisée, plutôt qu’en un saut vers la précarité ? Devant les cadres et agents du Secrétariat général à la Coopération internationale, le Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a livré mercredi 12 novembre 2025 à Kinshasa un message clair : la réforme administrative en cours ne se limite pas à la modernisation des procédures, elle vise à replacer l’humain au centre de l’action publique. En défendant la Caisse nationale de sécurité sociale des agents publics (CNSSAP) comme pilier d’une retraite “humanisée”, le patron de l’administration congolaise entend rompre avec les injustices structurelles et les pratiques archaïques qui ont longtemps miné l’État. Une approche à la fois technique et éthique, dans la droite ligne de la vision du président Félix Tshisekedi pour un service public rénové et porteur de dignité.

Dans la salle des conférences internationales du ministère des Affaires étrangères, Jean-Pierre Lihau n’a pas mâché ses mots. Devant un parterre d’agents et de cadres du Secrétariat général à la Coopération internationale, le Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique a rappelé que la retraite, “cette autre vie après la carrière”, ne pouvait être digne et humaine qu’à travers un cadre institutionnel solide.

“La retraite ne peut être humanisée qu’à travers la CNSSAP”, a-t-il affirmé, en référence à la Caisse nationale de sécurité sociale des agents publics, présentée comme le principal levier du régime complémentaire de retraite par capitalisation. Grâce à un système de cotisations transparentes et accessibles en ligne, “chaque agent peut désormais suivre, mois par mois, le niveau de ses contributions”, a expliqué le ministre, soulignant la volonté du gouvernement d’instaurer une véritable culture de la responsabilité individuelle dans la gestion de la carrière publique.

Mais au-delà de la question des pensions, Jean-Pierre Lihau a placé cet échange sous le signe de la refondation de l’administration publique. “Le chef de l’État nous a confié la mission de redresser et d’innover l’administration, socle d’un État fort. Depuis trop longtemps, elle a été ruinée par des pratiques abjectes et des antivaleurs. Nous avons décidé d’agir”, a-t-il martelé.