À Bruxelles, le ministre des Droits humains, Me Samuel Mbemba Kabuya, poursuit son entreprise méthodique de reconnaissance des génocides congolais. Face à une jeunesse de la diaspora souvent traversée par le doute ou la lassitude politique, il a choisi d’opposer la clarté du droit et la rigueur de l’histoire. À l’Université libre de Bruxelles, vendredi 5 décembre, le ministre a rappelé que la bataille mémorielle engagée en Afrique, déjà sanctionnée par deux résolutions continentales, ne peut porter pleinement ses fruits sans l’adhésion active de la diaspora. Entouré de députées belges d’origine congolaise, il a invité les étudiants à se saisir de ce combat pour transformer l’émotion en plaidoyer et la mémoire en stratégie. Une manière de rappeler que la justice internationale ne s’obtient jamais sans force collective ni relais citoyens.
En Belgique, la question mémorielle congolaise s’invite désormais dans le débat académique. Poursuivant sa campagne de vulgarisation des résolutions africaines reconnaissant les génocides commis en République démocratique du Congo, le ministre des Droits humains, Me Samuel Mbemba Kabuya, a animé vendredi 5 décembre un forum à l’Université libre de Bruxelles (ULB) devant un public majoritairement composé d’étudiants et de jeunes professionnels de la diaspora.
L’échange, organisé sous le thème « Reconnaître le génocide congolais : un impératif pour la justice internationale ? », s’inscrit dans une offensive diplomatique lancée par Kinshasa depuis plusieurs mois. Accompagné de deux députées belges d’origine congolaise, dont Lydia Mutyebele Ngoyi, le ministre a rappelé que les avancées obtenues en Afrique : notamment l’adoption de deux résolutions par la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples ainsi que par des organisations de la société civile, ne constituent qu’une première étape.
La jeunesse, nouvel acteur d’une bataille politique mondiale
Pour Me Mbemba Kabuya, la diaspora étudiante représente un relais essentiel dans ce combat « où l’histoire, le droit et la géopolitique se confondent ». Loin de la seule indignation, il a plaidé pour une mobilisation structurée capable d’agir sur les scènes européenne et internationale. « Cette génération doit transformer la mémoire en action », a-t-il lancé, appelant les jeunes à s’approprier un dossier dont les enjeux dépassent les frontières congolaises.
Dans l’amphithéâtre, de nombreux participants ont salué l’initiative. Plusieurs ont remercié le ministre pour avoir replacé la question des génocides congolais dans un cadre plus large, entre reconnaissance juridique, réparation symbolique et justice globale.
La campagne initiée par Me Samuel Mbemba Kabuya se poursuivra dans les mois à venir sur plusieurs continents. Objectif affiché : élargir le front diplomatique et obtenir un soutien international plus robuste à la démarche congolaise de reconnaissance des génocides, présentée comme un préalable à toute architecture durable de justice et de paix dans la région des Grands Lacs.
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