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10 mars, 2026 - 22:20:09
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PFCIGL : Kinshasa adopte 130 millions $ pour accélérer les chantiers stratégiques à l’Est

Réuni mercredi 10 décembre, le Comité interministériel de pilotage du Projet de facilitation du commerce et d’intégration régionale (PFCIGL) a adopté le Programme de travail et le Budget annuel 2026, évalué à plus de 130 millions de dollars. Sous la présidence du ministre du commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, les travaux ont acté une accélération ciblée des chantiers prioritaires, en particulier dans l’Est du pays, où l’insécurité impose des réponses rapides et coordonnées. Modernisation des postes frontaliers, relance des infrastructures portuaires, renforcement du Régime commercial simplifié avec le Burundi : le gouvernement entend faire du commerce transfrontalier un levier solide de stabilisation économique. Soutenu par la Banque mondiale, le PFCIGL s’affirme comme l’un des instruments clés de la diplomatie économique congolaise.

La République démocratique du Congo a consolidé mercredi 10 décembre un nouveau jalon de sa stratégie d’intégration économique régionale. Réuni à Kinshasa pour sa cinquième session ordinaire, couplée à une deuxième session extraordinaire, le Comité interministériel de pilotage du Projet de facilitation du commerce et d’intégration dans la région des Grands Lacs (PFCIGL) a adopté le Programme de travail et Budget annuel 2026, pour un montant dépassant 130 millions de dollars. Les débats ont été placés sous l’autorité du ministre du commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya.

Le contexte sécuritaire tendu au Nord-Kivu et au Sud-Kivu a donné une tonalité particulière à la rencontre. Confronté aux attaques répétées des groupes armés et à la perturbation des routes commerciales, l’exécutif a arrêté une série de stratégies qualifiées de « concrètes et réalistes » pour accélérer la modernisation des infrastructures essentielles : postes frontaliers à arrêt unique, marchés transfrontaliers – dont celui de Kasindi –, ports et axes routiers menacés par l’enclavement.

Une volonté politique d’arrimer l’Est au commerce régional

Souhaitant faire du commerce transfrontalier un outil direct de stabilisation économique, Julien Paluku a insisté sur la consolidation du Régime commercial simplifié (RECOS) déjà lancé avec le Burundi. Ce dispositif accorde aux petits commerçants des facilités douanières et administratives, renforcées par un système d’octroi de subventions destiné à soutenir les activités à petite échelle. « La survie économique de nos frontières passe aussi par la protection de ceux qui les font vivre », a martelé le ministre, rappelant l’importance de sécuriser les échanges de proximité.

Les travaux ont rassemblé les représentants de la Présidence de la République, de la Primature, des ministères sectoriels et des services techniques tels que l’Office congolais de contrôle (OCC), la Direction générale des douanes et accises (DGDA) et la Direction générale des migrations (DGM).

Le coordonnateur du PFCIGL, Thierry Kayembe, a présenté les progrès réalisés en 2025, parmi lesquels le lancement des travaux du port de Kalundu, la mise en œuvre des postes frontaliers à arrêt unique et l’aménagement du marché transfrontalier de Kavimvira.

Financé par la Banque mondiale, le PFCIGL s’impose, pour Kinshasa, comme un chantier stratégique visant à faire de l’Est un espace de circulation économique fluide, malgré l’instabilité persistante. Pour 2026, le gouvernement entend accélérer encore la cadence, misant sur le commerce comme facteur de résilience et d’intégration régionale.

Infos27

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