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9 mars, 2026 - 07:03:30
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Sénat : Adolphe Muzito dévoile un budget 2026 de 54 335,8 milliards de FC, en hausse de 7,2 % 

Présenté jeudi 11 décembre devant les sénateurs, le projet de loi de finances 2026 marque la volonté affichée du gouvernement congolais d’installer durablement la stabilité budgétaire. Avec 54 335,8 milliards de francs congolais retenus en recettes et en dépenses, soit une hausse de 7,2 % par rapport à la loi de finances rectificative 2025, l’exécutif assume un cap : celui d’un État capable d’accroître ses ressources internes, de financer ses priorités stratégiques et de rassurer les partenaires internationaux. Le dispositif, articulé autour du Programme d’Actions du Gouvernement 2024-2028, trace la perspective d’un doublement des recettes courantes à l’horizon du quinquennat. La présentation d’Adolphe Muzito insiste sur une ligne directrice : produire des excédents pour investir dans les infrastructures structurantes, renforcer la sécurité nationale et réduire les inégalités. Sur fond de tensions à l’Est et d’attentes sociales fortes, Kinshasa entend convaincre que sa trajectoire financière reste solide et tournée vers le développement.

La présentation du projet de loi de finances 2026 par le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, jeudi 11 décembre 2025, a donné le ton d’une année que le gouvernement veut résolument orienter vers la consolidation budgétaire. Devant la plénière du Sénat, il a annoncé un budget du Pouvoir central fixé à 54 335,8 milliards de francs congolais (FC), en hausse de 7,2 % par rapport aux 50 691,8 milliards de FC de la loi de finances rectificative 2025.

Selon les chiffres détaillés, les recettes totales se composent de 48 969,3 milliards de FC pour le budget général, 962,3 milliards de FC pour les budgets annexes et 4 404,2 milliards de FC provenant des comptes spéciaux. Ce niveau de mobilisation interne est présenté comme l’un des marqueurs majeurs de la stratégie gouvernementale.

En parallèle, les dépenses projetées, fixées au même montant de 54 335,8 milliards de FC, traduisent une volonté d’équilibre et de discipline. L’augmentation de 7,2 %, identique à celle des recettes, répond à la nécessité d’adapter l’action publique aux besoins croissants du pays : investissements dans les infrastructures, renforcement des services sociaux et montée en puissance des dispositifs de sécurité.

Une trajectoire budgétaire conçue pour affirmer la souveraineté financière

Le vice-Premier ministre a rappelé que le projet s’inscrit directement dans les orientations du Programme d’Actions du Gouvernement (PAG) 2024-2028, qui ambitionne le doublement des recettes courantes au terme du quinquennat et une augmentation significative des contributions des partenaires au développement. Cette trajectoire doit permettre, selon lui, de générer des marges nécessaires au financement des projets structurants, particulièrement dans les infrastructures de transport, l’énergie et la connectivité numérique.

Cette montée en puissance budgétaire vise également à garantir les moyens de la sécurisation du territoire, une priorité réaffirmée par Kinshasa alors que les défis militaires persistent dans l’Est du pays. L’objectif affiché : créer les conditions d’une stabilité durable, condition sine qua non pour attirer les investissements et réduire les inégalités.

En filigrane, le gouvernement veut projeter l’image d’un État qui, malgré les tensions régionales et les contraintes internes, maîtrise sa trajectoire financière. La discipline budgétaire devient ainsi un message politique adressé autant aux Congolais qu’aux partenaires internationaux, invités à soutenir un pays déterminé à transformer son potentiel économique en prospérité tangible.

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