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9 mars, 2026 - 07:03:58
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Noël 2025 : le cardinal Ambongo appelle au retour de la paix et de la justice en RDC

La paix ne se décrète pas, elle se construit. À l’occasion de Noël 2025, le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque métropolitain de Kinshasa, a livré un message à la fois spirituel et profondément ancré dans la réalité congolaise. En invoquant la lumière de la Nativité face aux ténèbres du monde, le prélat a posé un diagnostic sans détour : la paix durable ne peut naître ni de la force ni des calculs humains, mais d’une conversion sincère, de la justice et d’un engagement collectif pour le vivre-ensemble. À l’heure où la République démocratique du Congo reste éprouvée par les conflits, les divisions et les fractures sociales, l’appel résonne comme une mise en responsabilité. Derrière les références bibliques, le message trace une ligne claire : sans réconciliation authentique, sans dialogue vrai et sans respect de la dignité humaine, aucune cohabitation pacifique n’est possible. En plaçant Noël sous le signe de la paix active et de la justice partagée, le cardinal Ambongo interpelle à la fois les consciences individuelles et les choix collectifs d’un pays en quête d’harmonie et de stabilité.

Dans son message de Noël 2025 adressé aux fidèles, le cardinal Fridolin Ambongo a convoqué l’image biblique d’un peuple marchant « dans les ténèbres » pour rappeler que la lumière de Noël n’est jamais automatique. Elle se reçoit. Et surtout, elle se choisit.

« La paix véritable et durable est avant tout un don de Dieu, et non le simple fruit des calculs humains », écrit l’archevêque de Kinshasa. Une affirmation spirituelle, mais aussi une mise en garde politique : aucune stabilité ne saurait être bâtie sur la violence, l’exclusion ou l’injustice.

La conversion comme condition du vivre-ensemble

Dans son message, le cardinal insiste sur une paix qui ne contourne pas les responsabilités. Noël, souligne-t-il, appelle à « une conversion sincère », condition indispensable pour que le Christ « fasse de nous un peuple ardent à faire le bien ». La référence n’est pas abstraite. Elle renvoie à une réalité nationale marquée par les divisions, les conflits persistants et la fragilisation du lien social.

Le prélat évoque explicitement les régions meurtries de l’Est du pays : Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri, Maï-Ndombe, pour rappeler l’urgence d’une paix enracinée dans la réconciliation. « Cette paix ne saurait advenir sans un engagement résolu dans un dialogue vrai et constructif », insiste-t-il. Le mot est posé : le dialogue n’est pas une option morale, mais une nécessité politique.

Refuser la logique de la force

À contre-courant des logiques de domination, le message de Noël valorise la fragilité comme chemin. Dieu, rappelle le cardinal, « choisit la pauvreté d’une étable », préférant « l’humilité à la domination » et « la douceur à la violence ». Une lecture qui interroge directement les choix de société, les modes de gouvernance et les rapports de pouvoir.

En appelant à « adopter le style du Prince de la Paix », Fridolin Ambongo esquisse une éthique publique fondée sur la justice, la dignité humaine et la responsabilité collective. Une paix qui ne se contente pas de faire taire les armes, mais qui restaure la confiance et rend possible une cohabitation harmonieuse entre les populations.

À l’approche de la clôture de l’Année sainte de l’Espérance, le cardinal invoque enfin sur le Congo « la paix et la justice » comme socles d’un avenir commun. Un vœu de Noël, certes. Mais aussi une exigence. Car sans justice, la paix reste fragile. Et sans engagement, l’espérance se dissipe.

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