Le signal est politique autant qu’institutionnel. À Kinshasa, le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a reçu mardi 6 janvier Hariana Veras Victoria, correspondante à la Maison Blanche. Une audience rare par son profil et son timing, alors que la situation sécuritaire et judiciaire dans l’Est de la République démocratique du Congo demeure au centre des préoccupations nationales et internationales. Selon le ministère, les échanges ont porté sur le rôle stratégique de la justice dans la collecte et l’analyse des données, mais aussi dans la recherche de réponses durables à une crise prolongée. En ouvrant ses portes à une journaliste accréditée au cœur du pouvoir américain, l’exécutif congolais affiche une volonté assumée de dialogue, de transparence et de coopération, dans un contexte où l’État de droit est appelé à devenir un levier central de stabilisation.
La rencontre n’avait rien de protocolaire. Elle s’inscrit dans un moment politique précis, où la justice congolaise est appelée à jouer un rôle structurant face aux défis sécuritaires persistants dans l’Est du pays. Mardi, le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a accordé une audience à Hariana Veras Victoria, correspondante à la Maison Blanche, venue s’informer des orientations et des actions du gouvernement congolais.
Selon le ministère, les échanges ont porté sur les enjeux institutionnels majeurs, avec un accent particulier sur la situation sécuritaire dans l’Est, théâtre de violences récurrentes et de crises humanitaires prolongées. « Nous sommes ici pour comprendre les actions du ministère et discuter de la situation en RDC, surtout à l’Est », a expliqué la journaliste à l’issue de la rencontre.
La justice comme pivot stratégique
Au cœur des discussions, le rôle du ministère de la Justice dans la collecte et l’analyse des données, mais aussi dans la construction de réponses durables, en lien avec les partenaires nationaux et internationaux. Un positionnement qui traduit une évolution du discours officiel : la justice n’est plus seulement perçue comme un instrument de sanction, mais comme un outil stratégique de gouvernance et de stabilisation.
Le ministre a, de son côté, insisté sur la nécessité d’un travail conjoint avec les médias et les acteurs internationaux. « La porte de notre ministère reste ouverte à toute collaboration constructive », a-t-il affirmé, selon le communiqué. Une déclaration qui s’inscrit dans une logique d’ouverture, à l’heure où la crédibilité des institutions demeure un enjeu central pour Kinshasa.
Au-delà de l’échange informatif, cette audience revêt une portée politique. Recevoir une correspondante de la Maison Blanche, c’est aussi adresser un message aux partenaires internationaux : celui d’un gouvernement qui revendique la transparence, assume le débat et place l’État de droit au cœur de sa stratégie.
Dans un contexte où la justice est souvent interpellée sur son indépendance et son efficacité, cette rencontre illustre la volonté des autorités congolaises de repositionner l’institution judiciaire comme un acteur clé du redressement institutionnel, au service de la population et de la stabilité nationale.
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