À l’approche de l’élection d’un nouveau gouverneur au Sankuru, le gouvernement central a décidé de resserrer le cadre. Par une instruction formelle, Kinshasa a limité l’action de l’exécutif provincial à la seule gestion des affaires courantes, excluant toute initiative administrative sensible. Objectif affiché : prévenir les décisions opportunistes, neutraliser les tensions politiques latentes et garantir un climat institutionnel apaisé. Dans une province régulièrement secouée par des rivalités de pouvoir, cette mise sous surveillance administrative se veut un garde-fou. Elle traduit aussi une volonté assumée de l’État central d’encadrer étroitement les transitions politiques locales, au nom de la stabilité et de la crédibilité du processus électoral à venir.
Le gouvernement central a décidé de limiter strictement la marge de manœuvre des autorités provinciales du Sankuru. En attendant l’élection du prochain gouverneur, l’exécutif local est sommé de se cantonner à la gestion des affaires courantes, sans initiative susceptible d’influencer le jeu politique.
Dans un message officiel daté du 6 janvier 2026, le Vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, a donné des instructions fermes au gouvernement provincial. Le ton est direct, la ligne tracée sans ambiguïté : aucune décision administrative sortant du strict quotidien ne sera tolérée durant cette phase transitoire.
Le document insiste particulièrement sur l’interdiction de tout mouvement du personnel administratif. Agents, cadres et responsables des entités territoriales décentralisées sont concernés, quel que soit leur rang. Une mesure qui vise à bloquer toute tentative de recomposition administrative de dernière minute, souvent perçue comme un levier politique dans les périodes d’incertitude institutionnelle.
À travers cette directive, l’exécutif national entend prévenir les actes susceptibles d’être interprétés comme partisans ou de compromettre la neutralité de l’administration provinciale. Toute mesure déjà prise en contradiction avec ces instructions doit être annulée sans délai.
Kinshasa ne se contente pas d’édicter des règles. Un rapport de suivi de leur application est exigé, signe que le gouvernement central entend garder la main et se réserve la possibilité d’édicter des mesures complémentaires si nécessaire.
En conclusion de son message, le Vice-Premier ministre en appelle au sens de responsabilité et au patriotisme des dirigeants provinciaux. Derrière l’invocation solennelle, une exigence politique ferme : préserver la cohésion sociale et assurer une transition ordonnée dans une province où chaque faux pas administratif pourrait rallumer les tensions.
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