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Kinshasa
7 novembre, 2026 - 19:23:13
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Est de la RDC : Kinshasa et la MONUSCO accélèrent l’application des engagements de Doha et de Washington

La diplomatie sécuritaire passe à l’étape opérationnelle. À Kinshasa, le gouvernement congolais et la mission des Nations unies ont affiché, lundi, une volonté commune d’accélérer la mise en œuvre des engagements issus des processus de Washington et de Doha pour stabiliser l’Est du pays. Au cœur des priorités : un cessez-le-feu effectif, le retrait des groupes armés, la protection des civils et le rétablissement progressif de l’autorité de l’État. La MONUSCO promet un appui immédiat, avec des plans déjà prêts pour soutenir les premières zones concernées, notamment Uvira. Dans un contexte d’insécurité persistante, Kinshasa cherche à transformer les accords diplomatiques en résultats concrets sur le terrain. Le défi reste immense, mais le calendrier s’accélère.

La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a reçu lundi, à Kinshasa, la direction de la MONUSCO, conduite par Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint des Nations unies aux opérations de paix.

La rencontre s’est tenue en présence du vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, et du ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni.

Objectif : faire le point sur la mise en œuvre concrète des engagements pris lors des discussions diplomatiques de Washington et de Doha, destinées à favoriser la stabilisation de l’Est congolais.

Washington et Doha comme feuille de route

Les échanges ont porté sur l’application des recommandations issues de ces deux cadres de dialogue : respect du cessez-le-feu, retrait des groupes armés, protection des civils, coopération régionale accrue et restauration progressive de l’autorité de l’État.

À l’issue de l’audience, Jean-Pierre Lacroix a réaffirmé l’engagement opérationnel de la mission onusienne.

« Nous avons parlé de la mise en œuvre des engagements qui ont été pris à Washington et à Doha, lesquels doivent amener le progrès et la stabilisation à l’Est du Congo. Nous l’espérons fortement. Nous avons dit à Madame la Première Ministre que la MONUSCO est prête à jouer tout son rôle, en commençant le plus vite possible, pour soutenir les efforts en vue d’un cessez-le-feu, d’abord à Uvira, puis progressivement dans le reste de la zone affectée », a-t-il déclaré.

Un appui logistique et sécuritaire immédiat

Le responsable onusien assure que les dispositifs sont déjà en préparation.

« Nous avons des plans pour opérationnaliser le plus vite possible l’appui au cessez-le-feu et aux autres engagements pris à Washington. Nous sommes mandatés par le Conseil de sécurité pour soutenir ces recommandations. C’était le message principal que nous avons partagé avec la Première Ministre », a-t-il précisé.

La MONUSCO devrait ainsi renforcer ses capacités d’observation, d’interposition et de protection des civils dans les zones sensibles.

Uvira comme point de départ

La ville d’Uvira est identifiée comme première étape du dispositif. Selon Jean-Pierre Lacroix, le M23 s’y serait retiré, ouvrant une fenêtre pour stabiliser la zone.

« Le retour de la présence de l’État sur l’ensemble de l’Est du Congo est absolument fon