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13 mai, 2026 - 01:07:23
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21ᵉ assises de l’AA-HJF : à Cotonou, Dieudonné Kamuleta plaide pour une coopération judiciaire renforcée

La justice congolaise entend peser davantage dans les dynamiques africaines de promotion de l’État de droit. Du 16 au 17 février 2026, à Cotonou, le président de la Cour constitutionnelle et du Conseil supérieur de la magistrature de la RDC, Dieudonné Kamuleta Badibanga, a pris part aux 21ᵉ assises de l’Association africaine des hautes juridictions francophones (AA-HJF). Au cœur des travaux : le rôle du juge face aux crises sécuritaires et la protection des droits fondamentaux dans des contextes d’exception. Désigné pour présider une session stratégique lors d’un colloque international en marge des assises, le magistrat congolais a insisté sur la nécessité d’un dialogue renforcé entre juridictions africaines pour garantir l’équilibre entre sécurité et libertés publiques. Sa participation aux instances décisionnelles de l’organisation traduit l’implication croissante de la RDC dans la coopération judiciaire continentale, perçue comme un levier de rayonnement et d’influence de ses institutions. Une présence qui souligne l’ambition de Kinshasa de jouer un rôle actif dans la consolidation des mécanismes communs de protection des droits fondamentaux en Afrique francophone.

Le président de la Cour constitutionnelle et du Conseil supérieur de la magistrature de la République démocratique du Congo, Dieudonné Kamuleta Badibanga, a réaffirmé l’engagement de la RDC en faveur de la coopération judiciaire internationale lors des 21ᵉ assises de l’Association africaine des hautes juridictions francophones (AA-HJF), tenues à Cotonou, au Bénin, du 16 au 17 février 2026.

Cette rencontre a réuni des responsables de juridictions constitutionnelles et suprêmes autour des enjeux contemporains de l’État de droit, notamment dans des contextes marqués par des crises sécuritaires. En marge des assises, un colloque international s’est déroulé à l’hôtel Sofitel de Cotonou sur le thème : « La protection juridictionnelle des droits fondamentaux en contexte de crises sécuritaires ».

En raison de son expérience en droit constitutionnel, Dieudonné Kamuleta a été désigné pour présider une session consacrée à « L’office du juge, entre exigence de sécurité et protection des droits fondamentaux ». Introduisant les débats, il a posé la question centrale : « Comment le juge, de quelque ordre qu’il soit, peut-il assurer une protection juridictionnelle effective des droits fondamentaux en contexte de crise sécuritaire, alors même que ces crises justifient constitutionnellement des restrictions exceptionnelles aux libertés ? »

Ce panel a notamment été partagé avec le juriste béninois Robert Dossou, ancien président de la Cour constitutionnelle du Bénin, figure reconnue du droit dans l’espace francophone africain. Les échanges ont mis en lumière la responsabilité du juge dans la recherche d’un équilibre entre maintien de l’ordre public et sauvegarde des libertés fondamentales.

Pour les participants, ce dialogue entre juridictions constitue un instrument essentiel pour renforcer les mécanismes communs de protection des droits et consolider l’État de droit face aux défis sécuritaires. La participation active du président de la Cour constitutionnelle congolaise a été perçue comme le signe d’une volonté d’inscrire la RDC dans ces dynamiques continentales.

Le 18 février, Dieudonné Kamuleta a également pris part à la réunion du conseil d’administration et à l’assemblée générale de l’AA-HJF, instances décisionnelles chargées d’orienter les travaux de l’association. Cette implication traduit l’engagement de la juridiction constitutionnelle congolaise dans les plateformes de coopération judiciaire de l’espace francophone africain.

À travers cette présence, la RDC entend contribuer aux réflexions sur l’évolution du rôle des juges constitutionnels et sur l’harmonisation des pratiques juridiques face aux crises contemporaines. Pour Dieudonné Kamuleta, la coopération entre hautes juridictions apparaît comme un levier stratégique pour promouvoir la crédibilité et le rayonnement des institutions judiciaires congolaises sur la scène africaine.

Cette participation confirme la volonté de la Cour constitutionnelle de la RDC de ne pas se limiter à un rôle d’observateur, mais de s’affirmer comme un acteur influent dans la consolidation des principes démocratiques et de l’État de droit sur le continent.

Infos27

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