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P-DDRCS : près de 5 000 ex-combattants déjà démobilisés et réinsérés en RDC

La République démocratique du Congo poursuit la mise en œuvre de son programme national de désarmement et de réinsertion des ex-combattants. Lors d’un briefing organisé lundi 9 mars à Kinshasa, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, et le coordonnateur national du Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS), le professeur Jean de Dieu Désiré Ntanga Ntita, ont dressé le bilan des avancées enregistrées depuis le lancement de cette initiative en 2021. Près de 5 000 combattants ont déjà été démobilisés et réintégrés dans leurs communautés, tandis que 875 ex-combattants supplémentaires ont été pris en charge en 2025. Les autorités assurent également préparer la prise en charge d’autres combattants dans le cadre du processus de paix lié aux accords de Washington.

Le gouvernement congolais met en avant des progrès significatifs dans la mise en œuvre du Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS). Lundi 9 mars, lors d’un briefing consacré aux enjeux et aux réalisations de cette stratégie nationale, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, et le coordonnateur national du programme, le professeur Jean de Dieu Désiré Ntanga Ntita, ont présenté un état des lieux des actions engagées depuis son lancement en juillet 2021 par le président Félix Tshisekedi.

Selon les autorités, ce programme constitue l’un des instruments majeurs de la politique gouvernementale visant à ramener la stabilité dans les régions affectées par les conflits armés, notamment dans l’est du pays.

« Près de 5 000 combattants ont déjà été à ce jour démobilisés et réinsérés dans leurs communautés », a indiqué le professeur Jean de Dieu Désiré Ntanga Ntita, soulignant les avancées enregistrées dans la mise en œuvre de la stratégie nationale du P-DDRCS.

Pour le porte-parole du gouvernement, ces résultats témoignent d’une dynamique progressive de retour à la vie civile pour de nombreux anciens membres de groupes armés.

875 démobilisations enregistrées en 2025

Le coordonnateur national du programme a précisé que plusieurs opérations ont été menées au cours de l’année écoulée dans différentes provinces touchées par l’activisme des groupes armés.

« En 2025, 875 éléments issus de différents groupes armés ont été désarmés et démobilisés, notamment dans les provinces de l’Ituri, du Maniema, du Tanganyika ainsi que dans le Nord et le Sud-Kivu », a expliqué Jean de Dieu Désiré Ntanga Ntita.

Ces ex-combattants bénéficient désormais de programmes de réinsertion sociale et économique destinés à faciliter leur retour durable au sein de leurs communautés.

Selon le responsable du programme, l’objectif du P-DDRCS dépasse la simple démobilisation des combattants.

« Notre mission est très claire : transformer les zones post-conflit en pôles de stabilité et de développement durable », a-t-il déclaré.

Dans cette perspective, les anciens combattants sont encouragés à participer eux-mêmes à la reconstruction des territoires affectés par les violences.

« Nous prenons les hommes et les femmes qui étaient dans les groupes armés pour les amener à la vie civile et les impliquer dans la reconstruction de leurs zones», a précisé le coordonnateur.

Une distinction avec la Réserve armée de la défense

Le professeur Ntanga Ntita a également tenu à clarifier la différence entre le P-DDRCS et la Réserve armée de la défense (RADE), deux structures parfois confondues dans le débat public.

Selon lui, leurs missions restent distinctes et complémentaires.

« Le P-DDRCS s’occupe des combattants issus des groupes armés pour les réintégrer dans la vie civile, tandis que la RADE prend des citoyens issus des communautés pour les former selon sa propre stratégie », a-t-il expliqué.

Un programme financé principalement par l’État

La question du financement du programme a également été abordée lors du briefing. Face aux défis logistiques et à l’ampleur des besoins, les autorités reconnaissent la complexité de la mise en œuvre d’un tel programme dans un pays de la taille de la RDC.

« Le désarmement et la démobilisation sont aujourd’hui couverts à 100 % par les moyens du gouvernement», a affirmé le coordonnateur national du P-DDRCS.

Les partenaires techniques et financiers apportent un appui complémentaire, sans pour autant se substituer aux autorités nationales.

« Les partenaires ne nous remplacent pas, ils nous accompagnent», a-t-il ajouté.

Dans certaines provinces, notamment au Tanganyika, des projets d’infrastructures et de réinsertion communautaire sont déjà en cours afin de favoriser une stabilisation durable.

Préparer la phase post-conflit

Le gouvernement indique également anticiper la prise en charge de nouveaux combattants dans le cadre du processus de paix en cours. « Dans le cadre de la mise en œuvre des accords de Washington, des dispositions sont prises pour prendre en charge les combattants au terme du processus de paix en cours », a déclaré le ministre de la Communication et Médias.

Pour les autorités congolaises, la réussite du P-DDRCS reste un levier essentiel pour consolider la paix et favoriser la reconstruction des zones longtemps affectées par les conflits armés. En misant sur la réinsertion sociale et économique des ex-combattants, le gouvernement espère transformer progressivement les anciens foyers d’instabilité en espaces de développement durable.

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