Trente-quatre années de ministère, sans éclat tapageur mais dans la constance. Samedi 4 janvier 2026, l’abbé Paul-Augustin Madimba, prêtre de l’archidiocèse de Kinshasa, a célébré le 34ᵉ anniversaire de son sacerdoce ministériel. À cette occasion, il n’a ni mis en avant son parcours, ni rappelé ses fonctions, encore moins dressé un bilan. Il a choisi une autre voie : celle de la demande. Il a invité les fidèles à « implorer la miséricorde de Dieu » sur sa personne. Une posture d’humilité qui tranche avec les usages commémoratifs habituels et rappelle la nature première du ministère sacerdotal : le service, avant la reconnaissance. Dans une Église congolaise confrontée à de multiples défis sociaux, pastoraux et moraux, ce retour à l’essentiel prend une résonance particulière.
Ordonné prêtre le 4 janvier 1992, l’abbé Paul-Augustin Madimba a totalisé trente-quatre années de sacerdoce ministériel. Une longévité qui, dans l’Église catholique, se lit moins en chiffres qu’en fidélité. À l’occasion de cet anniversaire, le prêtre de Kinshasa n’a formulé qu’une seule demande : la prière.
« Implorons la miséricorde de Dieu sur moi », a-t-il fait savoir, sans autre commentaire. Une phrase courte. Dense. Qui en dit long sur la conception qu’il se fait de sa mission. Pas d’autocélébration. Pas de mise en avant personnelle. Le choix assumé de la discrétion.
Un rappel du sens du ministère
Dans la tradition catholique, l’anniversaire d’ordination est souvent l’occasion de rendre grâce pour le chemin parcouru. Ici, l’accent est mis ailleurs. La référence explicite à la miséricorde souligne une conviction théologique forte : le sacerdoce n’est pas un acquis, mais une responsabilité toujours exposée à la fragilité humaine.
Ce positionnement résonne dans un contexte ecclésial où les attentes des fidèles sont élevées et où les prêtres sont appelés à incarner, au quotidien, une éthique de proximité, de rigueur et de cohérence. En sollicitant la prière plutôt que les honneurs, l’abbé Madimba rappelle que le ministère sacerdotal se vit d’abord dans la dépendance à Dieu, et non dans la reconnaissance sociale.
À 34 ans de sacerdoce, le message est clair : servir, persévérer, et rester comptable devant Dieu avant de l’être devant les hommes.
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