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27 avril, 2026 - 14:12:55
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Justice en RDC : Guillaume Ngefa détaille à Bruxelles cinq réformes pour restaurer la crédibilité

En déplacement à Bruxelles, le ministre d’État à la Justice, Guillaume Ngefa, a présenté devant la diaspora congolaise les axes majeurs de sa stratégie de réforme. Lutte contre l’impunité, récupération des biens publics spoliés, humanisation des prisons ou encore déploiement de juridictions de proximité : le gouvernement affiche une feuille de route structurée pour répondre aux critiques récurrentes sur le système judiciaire. Huit mois après sa prise de fonctions, le garde des Sceaux revendique des premiers résultats concrets, tout en promettant une accélération des transformations engagées.

Le gouvernement congolais entend accélérer la réforme de son appareil judiciaire. En mission à Bruxelles, le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a présenté mardi devant la diaspora congolaise de Belgique les principales orientations engagées depuis sa prise de fonctions, il y a huit mois, pour restaurer la crédibilité de la justice en République démocratique du Congo.

Lors d’une conférence de presse, le garde des Sceaux a inscrit son action dans la vision du président Félix Tshisekedi et dans la feuille de route gouvernementale. « Dès ma prise de fonction il y a huit mois, et conformément à la vision du Président Félix Tshisekedi et à la feuille de route du gouvernement, nous avons mis en place une série de réformes visant à rendre la justice crédible, en me focalisant sur cinq priorités », a-t-il déclaré.

Au cœur de ces priorités figure la lutte contre l’impunité, la corruption et la spoliation des biens, un triptyque régulièrement dénoncé comme l’un des principaux obstacles à l’État de droit en RDC. Sur ce volet, Guillaume Ngefa a mis en avant des avancées concrètes, notamment en matière de récupération du patrimoine public. « 154 maisons de l’État ont été récupérées », a-t-il affirmé, illustrant la volonté des autorités de reprendre le contrôle sur les biens indûment occupés.

La réforme engagée vise également à améliorer les conditions de détention. Le ministre a évoqué l’humanisation du système carcéral et pénitentiaire, un chantier sensible dans un pays où la surpopulation des prisons et les conditions de vie des détenus sont régulièrement critiquées par les organisations de défense des droits humains.

Autre axe structurant : la modernisation de l’appareil judiciaire à travers la digitalisation des documents. Cette transformation, encore en cours, vise à renforcer la traçabilité des procédures, à limiter les manipulations et à réduire les lenteurs administratives.

Parallèlement, le gouvernement travaille à la réforme du cadre légal et au renforcement de la coopération judiciaire, dans un contexte marqué par la nécessité d’adapter les textes aux réalités contemporaines et de mieux coordonner les actions avec les partenaires internationaux.

Le ministre d’État a également insisté sur la nécessité de lutter contre ce qu’il qualifie de « désert judiciaire », caractérisé par l’absence de juridictions dans plusieurs territoires du pays. Avec l’autorisation du chef de l’État, des tribunaux de paix seront ainsi créés dans des zones jusqu’ici dépourvues d’institutions judiciaires, notamment à Kabeya Kamuanga, Tshilenge, Basankusu et Kutu.

Cette extension de la carte judiciaire vise à rapprocher la justice des citoyens et à réduire les situations d’arbitraire liées à l’absence d’encadrement légal. Elle s’inscrit dans une logique de territorialisation de la justice, considérée comme indispensable pour renforcer l’autorité de l’État dans les zones reculées.

Infos27

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