Face à la volatilité persistante des cours internationaux du pétrole, le Gouvernement congolais revoit les prix des produits pétroliers sur l’ensemble du territoire. L’ajustement, décidé à l’issue des travaux du Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers, s’accompagne de mesures destinées à sécuriser l’approvisionnement et à préserver la stabilité du marché. Entre adaptation aux réalités économiques et volonté de contenir les effets sur les ménages, les autorités entendent maintenir l’équilibre d’un secteur sous tension.
Dans un contexte international marqué par la hausse des prix des produits pétroliers, le Gouvernement de la République démocratique du Congo a procédé à un ajustement des tarifs à la pompe sur l’ensemble du territoire. La décision, annoncée dans un communiqué officiel du ministère de l’Économie nationale, fait suite à une réunion du Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPP), tenue le 15 avril 2026.
Selon les autorités, cette révision tarifaire vise à intégrer les évolutions du marché international tout en garantissant la continuité de l’approvisionnement. « Le Gouvernement congolais a décidé de la volonté de préserver le pouvoir d’achat de la population tout en tenant compte des fluctuations du marché international pour atténuer leurs effets au niveau national », précise le communiqué.
Les nouvelles grilles tarifaires concernent l’ensemble des zones d’approvisionnement du pays. Dans les zones Ouest, Nord, Sud et Est, le prix du gasoil à la pompe est fixé à 2.430 FC et 2.635 FC le litre, tandis que celui de l’essence est arrêté à 2.440 FC et 2.640 FC le litre, selon les circuits de distribution. Pour la zone Sud, le litre de gasoil s’établit à 3.930 FC contre 4.435 FC pour l’essence.
Dans les zones les plus enclavées, notamment à structure de prix particulière, les ajustements sont plus marqués. À titre d’exemple, le prix du litre d’essence atteint 4.400 FC contre 3.312 FC pour le gasoil dans certaines localités, reflétant les contraintes logistiques et les coûts d’acheminement.
Au-delà de l’ajustement des prix, les autorités mettent en avant un ensemble de mécanismes destinés à stabiliser durablement le secteur. Le Gouvernement prévoit notamment la mise en œuvre d’un système de paiement d’avances aux sociétés commerciales, afin de renforcer la constitution des stocks et de garantir la disponibilité des produits sur le marché national.
Le Comité de Suivi a également retenu le principe du paiement anticipé des avances au titre des prix moyens du marché, en amont du processus de certification trimestrielle. Cette mesure vise à tenir compte des contraintes de trésorerie auxquelles font face les opérateurs dans un environnement économique incertain.
Plusieurs acteurs du secteur pétrolier ont été associés à ces travaux, notamment les entreprises de distribution et leurs organisations professionnelles. Cette concertation élargie traduit la volonté des pouvoirs publics de maintenir un dialogue permanent avec les opérateurs afin d’assurer une meilleure régulation du marché.
Par ailleurs, les ministères sectoriels, ainsi que des institutions telles que la Direction générale des douanes et accises (DGDA) et la Banque centrale du Congo, ont été impliqués dans ce processus. Leur contribution vise à garantir la cohérence des mesures adoptées et leur mise en œuvre effective.
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