Cap sur les priorités sociales et économiques. En déplacement à Washington dans le cadre des Réunions de printemps de la Banque mondiale et du FMI, la Première ministre Judith Suminwa a obtenu des engagements en faveur de projets clés dans les secteurs de l’énergie et de l’eau. Au centre des échanges avec la Banque mondiale : électrification nationale, développement du Grand Inga et accès à l’eau potable. Kinshasa vise une accélération des investissements pour soutenir la croissance et améliorer les conditions de vie, avec des objectifs chiffrés à moyen terme.
La République démocratique du Congo intensifie ses efforts pour mobiliser des financements en faveur de ses infrastructures stratégiques. En mission à Washington, en marge des Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a obtenu des engagements en soutien à plusieurs projets structurants, notamment dans les secteurs de l’énergie et de l’eau.
Au cœur de ce déplacement, une rencontre de haut niveau avec Anna Bjerde, directrice générale des opérations de la Banque mondiale, a permis de consolider le partenariat entre l’institution financière et le gouvernement congolais. Les échanges ont porté sur les priorités d’intervention visant à accompagner les politiques publiques engagées par l’exécutif.
« Les secteurs de l’énergie et de l’eau constituent des leviers essentiels de transformation économique et sociale », a souligné la cheffe du gouvernement au cours de cette séance de travail, mettant en avant la nécessité d’accélérer les investissements dans ces domaines.
Deux projets majeurs ont dominé les discussions : l’initiative « Mission 300 » et le développement du complexe hydroélectrique Grand Inga. Ces programmes s’inscrivent dans la stratégie nationale d’électrification, avec pour ambition d’élargir l’accès à l’électricité à grande échelle, en particulier dans les zones rurales.
Portée par la Banque mondiale et ses partenaires, « Mission 300 » vise à connecter des millions de personnes à l’électricité en Afrique subsaharienne d’ici à 2030. La RDC figure parmi les pays prioritaires. Les échanges ont permis de faire le point sur les premières avancées, notamment à travers les programmes d’électrification rurale déployés avec l’appui de structures spécialisées telles que l’Agence nationale des services énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER).
« Il s’agit de solutions adaptées, combinant des approches centralisées et décentralisées pour répondre aux réalités du terrain », a-t-on indiqué du côté des autorités congolaises, insistant sur l’impact attendu en termes de développement local et d’amélioration des conditions de vie.
Parallèlement, le projet Grand Inga a été présenté comme un pilier stratégique à long terme. Ce méga-projet hydroélectrique ambitionne de positionner la RDC comme un acteur majeur de la transition énergétique en Afrique, avec des retombées attendues à l’échelle régionale.
La question de l’accès à l’eau potable a également occupé une place centrale dans les discussions. Le gouvernement congolais a réaffirmé son objectif d’atteindre un taux de desserte de 60 % d’ici 2035. Cet objectif repose sur une série de réformes visant à renforcer la gouvernance du secteur, améliorer la performance des opérateurs et attirer des investissements, notamment via des partenariats public-privé.
« L’accès à l’eau potable reste une priorité absolue pour notre gouvernement », a insisté Judith Suminwa, mettant en avant une approche intégrée combinant infrastructures, réformes institutionnelles et mobilisation des financements.
Au-delà des discussions techniques, la Première ministre a également tenu un entretien en format restreint avec Anna Bjerde, témoignant du niveau de dialogue stratégique entre les deux parties. Cette dynamique traduit une volonté commune de renforcer la coopération au service du développement de la RDC.
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