79.18 F
Kinshasa
13 mai, 2026 - 02:40:08
Image default
CoopérationFlash InfosLa unePolitique

Tshisekedi et Museveni misent sur l’industrialisation africaine et l’intégration régionale 

La présence de Félix Tshisekedi à l’investiture de Yoweri Museveni, mardi 12 mai à Kampala, dépasse le simple cadre protocolaire. Pour le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku, cette séquence politique et diplomatique traduit une nouvelle dynamique régionale fondée sur l’industrialisation, la transformation locale des ressources africaines et l’intégration économique continentale. Au lendemain de la signature de plusieurs accords bilatéraux entre Kinshasa et Kampala, les deux États affichent désormais leur volonté de transformer leurs engagements diplomatiques en projets économiques concrets au service de la croissance régionale.

Le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a pris part mardi 12 mai 2026, à Kampala, à la cérémonie d’investiture du président ougandais Yoweri Kaguta Museveni, aux côtés d’une trentaine de chefs d’État et de délégations étrangères. Pour le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, cette présence traduit bien davantage qu’une simple participation diplomatique à un événement institutionnel régional.

Selon lui, cette séquence politique marque la consolidation progressive de l’axe Kinshasa-Kampala autour d’une vision économique commune centrée sur l’industrialisation, la transformation locale des ressources africaines et le renforcement de l’intégration régionale.

Dans sa lecture des faits, Julien Paluku estime que le discours prononcé par Yoweri Museveni lors de son investiture constitue un appel direct aux dirigeants africains à repenser les modèles économiques hérités des décennies postindépendance.

Le président ougandais a notamment dénoncé la dépendance persistante des économies africaines à l’exportation des matières premières brutes, qu’il considère comme l’un des principaux freins au développement du continent.

« Je me considère comme un capitaliste avisé… mais les Africains ne peuvent pas acheter mon lait s’ils n’en ont pas les moyens », a déclaré Yoweri Museveni devant les chefs d’État invités, insistant sur la nécessité de renforcer le pouvoir d’achat des populations africaines afin de soutenir les économies locales.

Pour Julien Paluku, cette déclaration illustre la volonté de plusieurs États africains d’engager une rupture progressive avec les modèles économiques extravertis basés essentiellement sur l’exportation des ressources non transformées.

Le ministre congolais souligne que le président ougandais a placé au centre de son nouveau mandat des secteurs jugés stratégiques pour la croissance continentale, notamment l’agro-business, l’industrie manufacturière et les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Dans cette logique, Yoweri Museveni a plaidé pour une industrialisation capable de transformer les ressources africaines directement sur le continent afin de créer davantage de valeur ajoutée, d’emplois et de revenus pour les populations.

Cette vision économique rejoint, selon Julien Paluku, les orientations actuellement défendues par la République démocratique du Congo dans le cadre de sa politique de transformation économique et de diversification industrielle.

La présence du président Félix Tshisekedi à Kampala intervient d’ailleurs au lendemain de la signature de plusieurs protocoles d’accords entre la RDC et l’Ouganda portant notamment sur le commerce, les infrastructures, l’énergie, la sécurité et les transports.

Pour les autorités congolaises, ces accords doivent désormais déboucher sur des réalisations concrètes capables de renforcer les échanges économiques entre les deux pays et de soutenir l’intégration régionale dans l’espace des Grands Lacs.

Julien Paluku insiste particulièrement sur la portée opérationnelle de cette nouvelle dynamique bilatérale. Il relève qu’une dizaine de ministres congolais ont participé à la cérémonie d’investiture à Kampala, signe, selon lui, de la volonté des deux gouvernements d’accélérer la mise en œuvre sectorielle des engagements conclus.

« Leur présence marque le lancement effectif de la mise en œuvre sectorielle », souligne le ministre du Commerce extérieur.

Pour Julien Paluku, la dynamique engagée entre Félix Tshisekedi et Yoweri Museveni traduit l’émergence d’une vision commune fondée sur une Afrique davantage tournée vers la production, l’industrialisation et la valorisation de ses propres ressources.

Infos27

ça peut vous intéresser

Laisser un Commentaire

Infos27.CD utilise des cookies pour améliorer votre expérience utilisateur. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter En Savoir Plus