92.66 F
Kinshasa
29 mai, 2026 - 16:42:14
Image default
Flash InfosInternationalLa unePolitique

Afrique : Denis Sassou-Nguesso supprime le visa pour les ressortissants africains dès 2027

Le président de la République du Congo, Denis Sassou-Nguesso, a annoncé à Brazzaville la suppression du visa d’entrée pour tous les ressortissants africains à compter du 1er janvier 2027. Cette décision, dévoilée lors de la célébration de la 63ᵉ Journée de l’Afrique organisée en marge des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement, marque un nouveau pas vers la libre circulation des personnes sur le continent. Devant plusieurs dirigeants africains, le chef de l’État congolais a également plaidé pour l’instauration d’un passeport africain unique afin d’accélérer l’intégration économique et politique de l’Afrique dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine.

La République du Congo supprimera, à partir du 1er janvier 2027, l’obligation de visa d’entrée pour l’ensemble des ressortissants africains, a annoncé lundi à Brazzaville le président Denis Sassou-Nguesso, lors de la célébration de la 63ᵉ Journée de l’Afrique organisée en marge des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement.

Cette mesure, présentée comme une contribution concrète au processus d’intégration africaine, doit permettre de faciliter la circulation des citoyens africains sur le territoire congolais dans un contexte marqué par les ambitions continentales de renforcement des échanges économiques et humains.

L’annonce a été faite en présence de plusieurs personnalités africaines, notamment le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema, la vice-présidente de la Commission de l’Union africaine ainsi que le président de la BAD, Sidi Ould Tah.

Une décision présentée comme un acte d’intégration continentale

Dans son intervention, Denis Sassou-Nguesso a présenté cette suppression des visas comme une étape importante vers la concrétisation du principe de libre circulation des personnes en Afrique.

Le chef de l’État congolais a estimé que les barrières administratives et migratoires continuent de freiner les échanges entre les pays africains malgré les ambitions affichées d’intégration économique et politique du continent.

À travers cette réforme, Brazzaville entend ainsi favoriser les déplacements des citoyens africains, renforcer les échanges commerciaux, stimuler le tourisme intra-africain et encourager la coopération entre les peuples du continent.

Le président congolais a également plaidé en faveur de l’accélération du projet de passeport africain unique porté par l’Union africaine.

Selon lui, ce document constituerait un instrument stratégique pour consolider la mobilité des Africains et accompagner la mise en œuvre effective des politiques d’intégration continentale.

Une dynamique liée à la Zone de libre-échange africaine

La décision annoncée par Brazzaville s’inscrit dans la dynamique de la Zone de libre-échange continentale africaine, considérée comme l’un des principaux projets économiques de l’Union africaine.

La ZLECAf vise notamment à créer un vaste marché unique africain à travers la suppression progressive des barrières commerciales et le renforcement de la circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes.

Pour plusieurs observateurs, la libre circulation des citoyens africains demeure l’un des piliers essentiels de cette intégration économique continentale.

En supprimant les visas pour les ressortissants africains, le Congo-Brazzaville rejoint ainsi plusieurs pays africains ayant déjà adopté des politiques migratoires plus ouvertes à l’égard des citoyens du continent.

Un signal politique envoyé au continent

L’annonce de Denis Sassou-Nguesso intervient dans un contexte où les débats sur l’intégration africaine connaissent un regain d’intérêt face aux défis économiques, sécuritaires et géopolitiques auxquels le continent est confronté.

Plusieurs dirigeants africains plaident désormais pour une accélération des mécanismes d’intégration afin de renforcer l’autonomie économique du continent et de réduire sa dépendance vis-à-vis des marchés extérieurs.

La question de la mobilité intra-africaine reste cependant confrontée à des préoccupations sécuritaires, migratoires et administratives dans plusieurs États du continent.

Infos27

ça peut vous intéresser

Laisser un Commentaire

Infos27.CD utilise des cookies pour améliorer votre expérience utilisateur. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter En Savoir Plus