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Kinshasa
15 octobre, 2026 - 20:52:30
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Judith Suminwa mobilise le gouvernement pour contenir l’épidémie d’Ebola en RDC

Face à la progression de la 17ᵉ épidémie d’Ebola provoquée par la souche Bundibugyo dans l’Est de la République démocratique du Congo, le gouvernement resserre son dispositif de riposte. À Kinshasa, la Première ministre Judith Suminwa supervise personnellement la coordination multisectorielle destinée à freiner la propagation du virus dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Entre mobilisation financière, sécurisation des équipes sanitaires, contrôle des frontières et lutte contre le déni communautaire, l’exécutif engage une réponse d’urgence alors que l’Organisation mondiale de la santé a déjà classé cette flambée comme une urgence de santé publique de portée internationale.

Le gouvernement congolais intensifie sa riposte contre la 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola qui frappe l’Est de la République démocratique du Congo. Mardi à Kinshasa, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a engagé une coordination multisectorielle renforcée afin d’accélérer les mesures de lutte contre cette flambée provoquée par la souche Bundibugyo, une variante rare du virus.

Sur instruction de la cheffe du gouvernement, son directeur de cabinet adjoint chargé des questions socioculturelles, Eddie Tambwe, a réuni les experts des ministères sectoriels, les structures sanitaires ainsi que plusieurs services de l’État afin d’harmoniser les mécanismes de riposte avant une réunion stratégique présidée personnellement par Judith Suminwa.

L’objectif affiché par l’exécutif est clair : interrompre rapidement la chaîne de transmission dans les foyers actifs de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Briser la transmission du virus

Au cours des échanges, le directeur général de l’Institut national de santé publique (INSP), Dieudonné Mwamba, a insisté sur la nécessité d’une gouvernance unifiée de la riposte sanitaire.
« La priorité des priorités reste l’interruption de la chaîne de transmission », a-t-il souligné, plaidant pour un plan unique de coordination et un financement global cohérent.

Le gouvernement a déjà débloqué une première enveloppe de 20 millions de dollars pour soutenir les opérations d’urgence dans les provinces affectées.

Selon les participants à la réunion, le ministère du Budget examine également les mécanismes légaux susceptibles de permettre le déblocage de ressources supplémentaires afin de soutenir durablement les opérations sanitaires.

Le ministre provincial de la Santé a notamment évoqué un arbitrage budgétaire entre plusieurs ministères afin d’alimenter un fonds spécial d’urgence consacré à la lutte contre Ebola.

Le défi du déni communautaire

L’une des principales préoccupations soulevées lors des discussions concerne la persistance des résistances communautaires et du déni de la maladie dans certaines zones touchées.
Les autorités sanitaires estiment que l’ignorance, les rumeurs et les fausses croyances exposent davantage les populations ainsi que le personnel médical engagé dans la riposte.

Les participants ont ainsi appelé à une intensification des campagnes de sensibilisation ciblées, notamment dans les écoles, les églises et les espaces publics.
Le gouvernement envisage également le renforcement des mesures préventives dans plusieurs lieux de rassemblement avec l’installation de dispositifs de lavage des mains et la distribution de gels hydroalcooliques.

Parallèlement, le ministère des Actions humanitaires plaide pour une assistance d’urgence destinée aux ménages affectés par les conséquences économiques et sanitaires de l’épidémie.

Sécurisation des équipes sanitaires et contrôle des frontières

La réunion a également abordé les questions sécuritaires liées à la riposte. Les représentants du ministère de l’Intérieur ont insisté sur la nécessité de disposer de moyens adaptés pour faire respecter les mesures restrictives dans les zones concernées.

La Police nationale congolaise prévoit notamment le déploiement de deux escadrons, soit environ 300 policiers, afin de sécuriser les intrants médicaux ainsi que les équipes sanitaires en Ituri.
Les autorités souhaitent que ces policiers, recrutés localement, soient cantonnés et pris en charge directement par la coordinati