L’Afrique ne pourra atteindre les ambitions de l’Agenda 2063 sans un engagement accru des États et des mécanismes de financement adaptés. Lors d’une réunion ministérielle de l’Union africaine consacrée à l’accélération de la mise en œuvre de cette feuille de route continentale, le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a plaidé pour une participation active des pays africains et la mobilisation de partenariats innovants. Le représentant personnel du Président Félix Tshisekedi auprès de l’AUDA-NEPAD a notamment mis en avant le potentiel stratégique de la RDC dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, du climat et de l’industrialisation.
La République démocratique du Congo a réaffirmé son engagement en faveur de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et appelé à une mobilisation accrue des États ainsi que des partenaires financiers pour accélérer la réalisation des objectifs de développement du continent. Cette position a été défendue jeudi par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, lors d’une réunion ministérielle tenue par visioconférence sur l’accélération de la mise en œuvre de ce programme stratégique africain.
Considéré comme la feuille de route de l’Union africaine pour transformer le continent en une puissance mondiale à l’horizon 2063, cet agenda met l’accent sur le développement socio-économique inclusif, l’intégration régionale, la promotion du commerce intra-africain, la paix, la sécurité et la bonne gouvernance.
Les participants à cette rencontre ont insisté sur trois impératifs majeurs : l’exécution des engagements, la redevabilité des États et l’obtention de résultats concrets au bénéfice des populations africaines. La question du financement des projets structurants a également occupé une place centrale dans les échanges.
La RDC mise sur les projets structurants
Intervenant au nom de la République démocratique du Congo, Julien Paluku Kahongya a estimé que la réussite de l’Agenda 2063 passe avant tout par une implication active des pays membres et par le développement de nouveaux mécanismes de financement capables de soutenir les grands projets d’intégration continentale.
Le ministre du Commerce extérieur, également représentant personnel du Président Félix Tshisekedi auprès de l’Agence de développement de l’Union africaine-Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (AUDA-NEPAD), a mis en avant plusieurs atouts stratégiques de la RDC susceptibles de contribuer à la transformation économique du continent.
« La mise en œuvre effective de l’Agenda 2063 passe par la participation active des pays africains et la mobilisation des partenariats innovants », a-t-il soutenu.
Parmi les projets prioritaires évoqués figurent notamment le développement du complexe hydroélectrique du Grand Inga, considéré comme l’un des plus importants projets énergétiques au monde, la valorisation des 80 millions d’hectares de terres arables de la RDC pour renforcer la sécurité alimentaire africaine ainsi que la préservation des forêts du bassin du Congo, essentielles dans la régulation du climat mondial.
Batteries, véhicules électriques et industrialisation
Julien Paluku a également insisté sur l’importance du développement des chaînes de valeur régionales autour de l’industrie des batteries et des véhicules électriques, un secteur dans lequel la RDC dispose d’avantages comparatifs grâce à ses importantes ressources minières stratégiques.
Au cours de cette réunion, le ministre du Commerce extérieur a également annoncé l’ouverture prochaine à Kinshasa du Bureau national de l’Agenda 2063 de l’Union africaine ainsi que d’un sous-bureau de l’AUDA-NEPAD.
Selon Julien Paluku Kahongya, cette décision a été prise sur instruction du Président de la République, Félix Tshisekedi Tshilombo, afin de renforcer la coordination des actions liées à la mise en œuvre des programmes continentaux de développement.
Présidée par Ronald Lamola, ministre sud-africain des Affaires étrangères et responsable de la mise en œuvre de l’Agenda 2063, la réunion ministérielle a salué les progrès déjà enregistrés tout en appelant les États membres à intensifier leurs efforts pour relever les défis du développement, de la sécurité et de l’amélioration des conditions de vie des populations africaines.
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