Deux femmes admises comme cas suspects ont quitté le centre d’isolement de Kanzulinzuli après des résultats négatifs. Si cette évolution conforte les efforts des équipes sanitaires, les autorités rappellent que la circulation des populations et le risque de nouveaux cas imposent une vigilance constante.
La riposte contre l’épidémie d’Ebola a connu une évolution encourageante à Beni, dans la province du Nord-Kivu. Deux femmes admises comme cas suspects au Centre de santé de référence de Kanzulinzuli ont été autorisées à regagner leurs domiciles après que les analyses de laboratoire ont écarté toute infection par le virus, ont annoncé jeudi les responsables sanitaires.
Depuis l’ouverture du bloc d’isolement, aménagé avec l’appui de Médecins Sans Frontières (MSF), cinq personnes présentant des symptômes compatibles avec Ebola y ont été prises en charge. Les deux dernières patientes ont bénéficié d’un suivi médical complet avant d’obtenir des résultats négatifs.
« Depuis l’opérationnalisation du bloc d’isolement, nous avons enregistré cinq cas suspects. Aujourd’hui, deux patientes peuvent quitter le centre après un suivi complet facilité par notre partenaire Médecins Sans Frontières », a déclaré à l’ACP Jérémie Malingumu, infirmier titulaire du Centre de santé de référence de Kanzulinzuli.
Une vigilance toujours de mise
Si ces sorties constituent un signal positif pour les équipes engagées dans la riposte, elles ne modifient pas le niveau d’alerte des autorités sanitaires. Le responsable médical souligne que la priorité demeure la détection précoce des cas et la limitation des chaînes de transmission.
Jérémie Malingumu appelle ainsi les habitants de Kanzulinzuli à signaler sans délai toute personne présentant des symptômes évocateurs de la maladie. Il insiste notamment sur la forte mobilité observée entre Beni et les zones de l’Ituri, via l’axe Mambasa-Mangina, susceptible d’accroître le risque de propagation du virus.
Les relais communautaires et les chefs de base poursuivent, de leur côté, les campagnes de sensibilisation destinées à renforcer l’adhésion des populations aux mesures de prévention et à réduire les réticences face aux dispositifs de surveillance.
À leur sortie du centre, les deux patientes ont exprimé leur reconnaissance envers le personnel soignant pour la qualité de la prise en charge et l’accompagnement reçus durant leur période d’isolement, illustrant un autre enjeu de la riposte : maintenir la confiance des communautés dans le système de santé, condition essentielle pour détecter rapidement les cas suspects et contenir l’épidémie.
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