Malgré les sanctions occidentales contre Moscou, les importations européennes de gaz naturel liquéfié russe poursuivent leur progression. Selon le Financial Times, cité par RT, l’Union européenne a acheté près de 10 millions de tonnes de GNL de Yamal LNG au premier semestre 2026.
Les importations de gaz naturel liquéfié (GNL) russe par l’Union européenne ont atteint un niveau inédit au premier semestre 2026. Selon une enquête du magazine économique britannique Financial Times, relayée lundi par le média russe RT, les achats de GNL auprès de la société russe Yamal LNG ont représenté jusqu’à 6 milliards d’euros au cours des six premiers mois de l’année, en dépit des sanctions imposées à Moscou depuis le début du conflit en Ukraine.
D’après les données publiées, les États membres de l’Union européenne ont importé 9,89 millions de tonnes de GNL sur cette période, soit une hausse de 18 % par rapport au premier semestre 2025.
La France, la Belgique et l’Espagne en tête
Le rapport cite la France, la Belgique et l’Espagne comme les principaux acheteurs européens de gaz naturel liquéfié produit par Yamal LNG.
« Les importations européennes ont atteint 9,89 millions de tonnes en six mois, soit 18 % de plus qu’à la même période l’an dernier. La France, la Belgique et l’Espagne figurent parmi les principaux acheteurs, avec respectivement 3,6, 2,9 et 2,7 millions de tonnes », a rapporté RT, citant l’enquête du Financial Times.
Ces volumes témoignent du maintien d’une forte demande européenne en gaz naturel liquéfié russe, alors que plusieurs pays du continent poursuivent leurs efforts de diversification des sources d’approvisionnement énergétique.
Une interdiction prévue en 2027
Selon le média russe, cette augmentation des importations intervient avant l’entrée en vigueur d’une nouvelle mesure européenne visant les contrats de long terme portant sur le GNL russe.
« Ces achats interviennent avant l’entrée en vigueur de l’interdiction européenne des importations de GNL russe sous contrats à long terme, prévue le 1er janvier 2027 », a indiqué RT.
Cette échéance s’inscrit dans la stratégie de l’Union européenne visant à réduire progressivement sa dépendance énergétique à l’égard de la Russie. En attendant l’application de cette interdiction, plusieurs États membres continuent néanmoins d’honorer les contrats en vigueur, ce qui explique le niveau élevé des importations enregistré au cours du premier semestre 2026.
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