La République démocratique du Congo (RDC) a porté, jeudi à Luanda, un plaidoyer en faveur d’un nouvel équilibre de la gouvernance internationale. Devant les participants à la troisième Initiative africaine de l’Alliance des civilisations des Nations Unies (UNAOC), le Président Félix Tshisekedi a défendu une représentation accrue de l’Afrique dans les instances décisionnelles mondiales, tout en réaffirmant l’engagement de son pays pour la paix, le respect du droit international et la prévention des conflits.
La réforme de la gouvernance mondiale et le renforcement de la place de l’Afrique dans les instances internationales ont été au cœur de l’intervention du Président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, jeudi à Luanda, lors de la troisième Initiative africaine de l’Alliance des civilisations des Nations Unies (UNAOC). Le Chef de l’État a soutenu qu’un ordre international plus équitable constitue une condition essentielle pour répondre aux défis sécuritaires, politiques et économiques du XXIᵉ siècle.
Dans son allocution, le Président congolais a estimé que la réforme des institutions internationales répond désormais à une nécessité de crédibilité et d’efficacité.
« La réforme de la gouvernance mondiale ne constitue pas une revendication abstraite, mais une exigence de légitimité, d’efficacité et de confiance », a déclaré Félix Tshisekedi.
Le Chef de l’État a également averti qu’« **aucun monde multipolaire ne peut reposer sur des institutions qui ne reflètent ni les réalités des peuples et des régions, ni les aspirations du XXIᵉ siècle** », plaidant pour une représentation plus juste des États africains au sein des principaux organes de décision internationaux.
La RDC à la présidence du Conseil de sécurité
Félix Tshisekedi a, par ailleurs, annoncé que la République démocratique du Congo assumera prochainement la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations Unies. Selon lui, cette responsabilité intervient dans un contexte marqué par la multiplication des crises internationales et des menaces contre la paix.
Le Président de la République a assuré que le message défendu à Luanda sera identique à celui que son pays portera à New York, fondé sur le respect de la légalité internationale, de l’égalité souveraine des États et de la prévention des conflits.
Réaffirmant l’engagement de la RDC en faveur de la stabilité régionale, il a souligné que son pays « ne parle pas de paix uniquement parce qu’il connaît les souffrances de la guerre, mais parce qu’il croit en un avenir de stabilité et de développement partagé pour toute la région ».
Une plateforme dédiée au dialogue et à la paix
La troisième Initiative africaine de l’Alliance des civilisations des Nations Unies rassemble à Luanda des chefs d’État et de gouvernement, des responsables religieux, des représentants d’organisations internationales, de la société civile ainsi que des jeunes autour des mécanismes de prévention des conflits et de promotion du dialogue interculturel.
Créée en 2005 sous l’égide des Nations Unies, l’Alliance des civilisations œuvre à renforcer le dialogue entre les cultures et les religions, à prévenir l’extrémisme et à promouvoir la coopération internationale. Son initiative africaine, lancée en 2022, s’est successivement tenue à Fès, au Maroc, puis à Praia, au Cap-Vert, avant cette troisième édition organisée en Angola.
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