La République démocratique du Congo a profité de sa présidence du Conseil de sécurité des Nations Unies pour porter un message fort à la communauté internationale : les ressources naturelles ne doivent plus être une malédiction, mais un levier de paix, de prospérité et de développement partagé.
À New York, la ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, s’exprimant au nom du Président de la République, a rappelé une évidence trop longtemps ignorée : les minerais critiques, les forêts, les ressources énergétiques, les terres arables et l’eau sont désormais au cœur des grands enjeux mondiaux. Pourtant, ces richesses continuent d’alimenter les conflits armés, de financer les réseaux criminels et de priver les populations de leurs droits les plus élémentaires.
Le constat est sans appel. Depuis des décennies, la RDC paie un lourd tribut à l’exploitation illicite de ses ressources. Derrière les violences qui déchirent l’Est du pays se cache une économie de guerre alimentée par le commerce illégal des minerais. Tant que ce système perdurera, les efforts de stabilisation resteront fragiles.
L’appel lancé par le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, mérite donc d’être entendu. Mettre fin au pillage des ressources naturelles, couper les sources de financement des groupes armés et garantir une transformation locale créatrice de valeur constituent désormais des impératifs de sécurité internationale autant que de justice économique.
En inscrivant cette question à l’agenda du Conseil de sécurité, la RDC ne cherche pas à susciter la compassion. Elle invite le monde à reconnaître que la paix durable passe aussi par une gouvernance responsable et équitable des ressources naturelles.
La présidence congolaise du Conseil de sécurité offre ainsi une occasion historique de replacer la prévention des conflits au cœur des priorités internationales. Identifier les causes profondes des crises, plutôt que d’en gérer uniquement les conséquences, est la voie d’une paix durable.
Il appartient désormais aux États, aux organisations internationales et aux acteurs économiques de traduire ces engagements en actions concrètes.
Car les richesses de la RDC doivent enfin profiter à son peuple et non alimenter les guerres. Mettre fin au pillage des ressources n’est plus seulement une ambition congolaise ; c’est une exigence pour la paix mondiale.
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