Réunis à Abidjan, les ministres africains du Commerce, des Finances et de l’Industrie ont adopté la Déclaration d’Abidjan, qui fixe de nouvelles orientations pour accélérer l’industrialisation, renforcer le commerce intra-africain et mobiliser des financements innovants. La République démocratique du Congo (RDC), représentée par la délégation conduite par Jonathan Kasereka Kyakwa au nom du ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a obtenu l’adoption d’un mécanisme de suivi et d’évaluation des engagements pris par les États membres.
Les travaux du segment ministériel de la 9ᵉ session du Comité technique spécialisé sur les finances, les affaires monétaires, la planification économique et l’intégration, ainsi que de la 5ᵉ session du Comité technique spécialisé sur le commerce, le tourisme, l’industrie et les ressources minérales de l’Union africaine, se sont achevés vendredi à Abidjan, en Côte d’Ivoire, sur l’adoption de la Déclaration d’Abidjan, destinée à accélérer la transformation économique du continent.
Organisées du 23 au 24 juillet, ces assises ont réuni les ministres africains en charge du Commerce, des Finances et de l’Industrie ainsi que plusieurs institutions financières continentales autour des stratégies visant à renforcer l’intégration économique africaine et la compétitivité des économies du continent.
Des engagements pour l’industrialisation de l’Afrique
La Déclaration d’Abidjan met l’accent sur le développement des infrastructures énergétiques pour soutenir l’industrialisation, la réalisation d’infrastructures facilitant le commerce intra-africain, l’harmonisation des normes de qualité afin de rendre les produits « Made in Africa » plus compétitifs sur les marchés régionaux et internationaux, ainsi que la mobilisation de financements innovants en faveur des projets structurants.
Ces résolutions traduisent la volonté des États membres de faire de l’intégration économique un levier de croissance durable et de positionner l’Afrique comme un acteur majeur de l’économie mondiale.
La RDC obtient un mécanisme de suivi
Prenant une part active aux travaux, la République démocratique du Congo a obtenu l’adoption d’une proposition visant à mettre en place un mécanisme de suivi et d’évaluation des engagements contenus dans la Déclaration d’Abidjan.
« La République démocratique du Congo a fait adopter la mise en place des mécanismes pour faire le suivi et l’évaluation des engagements pris », a déclaré Jonathan Kasereka Kyakwa, directeur de cabinet adjoint du ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, et chef de la délégation congolaise, au cours d’un entretien accordé à la presse nationale et internationale.
Il a également indiqué que la RDC poursuit l’élaboration de sa politique nationale de qualité, un outil appelé à renforcer la compétitivité des produits « Made in DRC » sur les marchés régionaux et internationaux, conformément aux ambitions du Gouvernement en matière de diversification des exportations.
Une dynamique continentale
À travers la Déclaration d’Abidjan, les États membres de l’Union africaine réaffirment leur engagement à promouvoir une industrialisation fondée sur des infrastructures modernes, des normes harmonisées et des mécanismes de financement adaptés aux défis du développement.
La mise en œuvre des recommandations issues de ces assises est appelée à renforcer la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), à stimuler les échanges intra-africains et à soutenir la transformation structurelle des économies du continent, avec pour objectif de faire de l’Afrique un pôle de croissance plus compétitif à l’échelle mondiale.
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