Le gouvernement congolais relève ses ambitions budgétaires. À l’ouverture des conférences budgétaires consacrées au projet de loi de finances 2027, le vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, a annoncé un objectif de 18 milliards de dollars de recettes publiques, contre 15,3 milliards attendus en 2026. Cette trajectoire repose sur une meilleure mobilisation des recettes, notamment dans les secteurs minier, énergétique et environnemental.
Le gouvernement de la République démocratique du Congo ambitionne de mobiliser 18 milliards de dollars américains de recettes publiques en 2027, contre 15,3 milliards projetés pour 2026, a annoncé mercredi le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, à l’ouverture des conférences budgétaires consacrées à l’élaboration du projet de loi de finances 2027.
Cette projection représente une hausse de 2,7 milliards de dollars, soit environ 17,6 % d’une année à l’autre. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement entend améliorer la qualité des prévisions budgétaires, renforcer la traçabilité des flux financiers et accroître la mobilisation des recettes issues des secteurs à fort potentiel.
Les recettes minières au cœur de la stratégie
Présentant les orientations du prochain exercice budgétaire, Adolphe Muzito a insisté sur la nécessité d’améliorer les mécanismes de collecte et de suivi des ressources publiques.
« Nous devons améliorer la qualité de nos projections budgétaires. Nous devons également mieux appréhender les recettes minières. La traçabilité des flux devra être renforcée. Les secteurs à fortes ressources naturelles feront l’objet d’un suivi plus rigoureux. La pression fiscale devrait passer de 12,5 % actuellement à 14 %. L’objectif est de porter ce taux au-delà de 17 % à l’horizon 2035 », a-t-il déclaré.
Le gouvernement mise notamment sur les industries extractives, mais aussi sur les secteurs du carbone, de l’environnement, des transports, de l’énergie et de l’électricité afin d’élargir l’assiette fiscale et de renforcer les ressources internes.
Une trajectoire jusqu’en 2035
À plus long terme, l’Exécutif prévoit une progression graduelle des recettes publiques, qui devraient atteindre 20 milliards de dollars en 2028, avant d’être portées à 40 milliards de dollars à l’horizon 2035.
« Les régies financières et les services d’assiette doivent déployer tous les efforts nécessaires à la maximisation des recettes. Une attention particulière devra être accordée aux mines, au carbone, à l’environnement, aux transports, aux ressources énergétiques et à l’électricité », a indiqué le vice-Premier ministre.
Selon lui, l’élargissement de l’assiette fiscale constitue un levier essentiel pour financer durablement les priorités du programme d’action du gouvernement.
Les conférences budgétaires permettront aux institutions, ministères et services publics de confronter leurs prévisions de recettes et de dépenses avant la finalisation du projet de loi de finances 2027.
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