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Kinshasa
18 août, 2026 - 00:57:36
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RDC : le Gouvernement place la réintégration des retournés au cœur de la stabilisation

Face aux 2,84 millions de déplacés recensés au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, le Gouvernement congolais a réaffirmé, vendredi à Kinshasa, sa volonté de faire de la réintégration durable des retournés un axe majeur de stabilisation, en misant sur la sécurité, la cohésion sociale et la résilience communautaire.

Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a placé la réintégration des populations retournées parmi ses priorités majeures, lors de la présentation, vendredi à Kinshasa, d’un projet consacré au renforcement de la cohésion sociale, de la résilience et de la réintégration durable au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.

« Aujourd’hui encore, près de 2,84 millions de personnes déplacées internes sont recensées dans ces deux provinces, soulignant l’ampleur des défis humanitaires et de stabilisation auxquels nous sommes confrontés », a déclaré la vice-ministre de l’Intérieur, Eugénie Tshiela.

Face à cette situation, elle a indiqué que « la réintégration durable des personnes retournées, le renforcement de la cohésion sociale et la promotion de la résilience communautaire constituent des priorités majeures du Gouvernement de la République ».

Selon la vice-ministre, cette orientation s’est inscrite dans la vision nationale de stabilisation ainsi que dans la feuille de route relative à la restauration urgente de l’autorité de l’État dans les zones affectées par les conflits au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.

Réinstaller, mais aussi reconstruire le lien social

Eugénie Tshiela a insisté sur le fait que le retour des populations ne pouvait pas, à lui seul, garantir une réintégration durable.

« Le retour des populations déplacées ne saurait être considéré comme durable s’il ne s’accompagne pas de conditions favorables à leur réinsertion socio-économique, à leur sécurité, à l’accès équitable aux services de base et à la restauration de relations harmonieuses au sein des communautés d’accueil », a-t-elle souligné.

Pour la vice-ministre, « la réintégration est avant tout un processus de reconstruction du lien social, fondé sur la confiance, le dialogue et la participation de tous ».

Le projet a ainsi reposé sur le renforcement des mécanismes locaux de prévention et de résolution des conflits, la promotion du dialogue communautaire, l’appui aux autorités locales ainsi que le soutien aux initiatives économiques et sociales. L’objectif a consisté à recréer les conditions d’une coexistence pacifique et d’un développement inclusif dans les zones concernées.

« La cohésion sociale ne constitue donc pas uniquement un objectif de projet, elle est le fondement même de la paix durable, du développement et de la gouvernance locale », a martelé Mme Tshiela.

Une action concertée avec les partenaires

La vice-ministre a appelé les différentes parties prenantes à renforcer leur coordination afin d’assurer l’efficacité de l’initiative. « Les résultats attendus ne pourront être atteints qu’à travers une coopération étroite, un engagement collectif sans faille et une approche fondée sur les réalités et les besoins des communautés concernées », a-t-elle affirmé.

Le projet a été lancé par le Secrétariat général du ministère de l’Intérieur, avec le Programme des Nations unies pour le développement, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés et l’Organisation internationale pour les migrations.

L’initiative a visé à accompagner le retour des populations déplacées en créant les conditions d’une réinstallation digne, sécurisée et harmonieuse, à travers le dialogue, la restauration de la confiance et le renforcement des liens entre les retournés et les communautés d’accueil.

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