Trente-cinq ans après sa création formelle, la composante Société civile de la République démocratique du Congo appelle ses membres à resserrer les rangs face aux défis politiques, sécuritaires et sociaux du pays. Lors du lancement des activités commémoratives, mardi, plusieurs figures historiques et responsables ont insisté sur l’indépendance de cette force citoyenne, son rôle de défense des sans-voix et sa participation aux grands enjeux nationaux, notamment le dialogue annoncé par Félix Tshisekedi.
La composante Société civile de la République démocratique du Congo a lancé, mardi, les activités commémoratives de ses 35 ans d’existence formelle par un appel à l’unité, à l’indépendance et à la mobilisation de ses différentes organisations face aux enjeux actuels du pays.
Réunis autour de plusieurs figures ayant accompagné son évolution depuis sa création en 1991 au Centre Lindonge, les acteurs de la Société civile ont revisité leur parcours tout en appelant à un nouvel engagement citoyen.
Un appel à préserver l’indépendance
Le professeur Bahati Lukwebo a invité les membres de la composante à rester fidèles à leur vocation première. « Nous sommes appelés, à l’occasion de ces 35 ans, à poursuivre ce combat tout en restant soudés et unis », a-t-il déclaré, appelant également la Société civile à éviter de devenir « le porte-voix des partis politiques, des tribus, des institutions publiques et des étrangers ».
Dans un contexte marqué par la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, il a rappelé la responsabilité de cette force citoyenne dans l’interpellation des dirigeants, la défense des droits et la représentation des populations sans voix.
« La Société civile doit reprendre son rôle », a insisté le professeur Bahati Lukwebo, rappelant le combat historique consistant à mettre fin au paradoxe d’un pays riche en ressources humaines et naturelles, mais confronté à la pauvreté.
Le professeur Bernard Botula, doyen d’âge de la composante, a pour sa part livré un témoignage sur le chemin parcouru et sur l’unité qui avait permis aux acteurs de la Société civile de résister aux périodes de crise et de lutte.
Dialogue et revendications citoyennes
Le modérateur général de la composante Société civile et président national de la Société civile du peuple, le professeur apôtre Martin Kavundja Madjalio Tambuka, a également placé l’unité au centre de son intervention.
Répondant aux interrogations sur la pluralité de la Société civile, il a affirmé : « Nous n’avons qu’une seule Société civile. » Selon lui, les différentes plateformes constituent ensemble la composante Société civile.
Les participants ont également évoqué plusieurs revendications liées aux enjeux de l’heure, notamment leur participation active au dialogue national convoqué par le Président Félix Tshisekedi. La question de la représentation des femmes et des jeunes y a également été soulevée.
Martin Kavundja a plaidé pour la bonne gouvernance, l’égalité des chances et une répartition équitable de la richesse nationale. Un cahier des charges va être transmis au Chef de l’État avant la clôture des activités, prévue le 31 août 2026, sous son patronage.
Infos27

