Face à une crise marquée par les violences sexuelles dans l’Est de la RDC, Kinshasa obtient un soutien de poids. Mercredi à New York, le ministre d’État de la Justice, Guillaume Ngefa, a reçu de Pramila Patten, représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU, l’assurance d’une coopération renforcée pour documenter, poursuivre et juger ces crimes.
Mercredi 24 septembre, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le ministre d’État congolais en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a tenu une rencontre stratégique avec Pramila Patten, représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU chargée des violences sexuelles en période de conflit.
Selon le ministère, Mme Patten a réaffirmé la disponibilité de son bureau à accompagner la RDC dans la collecte de preuves, l’analyse des dossiers et la poursuite des crimes liés aux conflits armés. « Une coopération essentielle pour garantir que les victimes obtiennent justice », a-t-elle insisté, soulignant que l’appui des Nations unies vise à renforcer les capacités judiciaires congolaises.
La représentante spéciale a salué la politique de tolérance zéro adoptée par le président Félix Tshisekedi en matière de violences sexuelles et de violations des droits humains. Elle a également relevé les procès déjà engagés en RDC contre des auteurs présumés, présentés comme des signaux d’une volonté politique réelle.
Pour Guillaume Ngefa, ce partenariat vient conforter les efforts entrepris par le gouvernement afin de mettre fin à l’impunité et d’apporter réparation aux victimes. Il a insisté sur l’importance d’une collaboration internationale pour affronter une problématique dont l’ampleur dépasse les frontières nationales.
En toile de fond, la crise sécuritaire persistante dans l’Est de la RDC continue d’alimenter les violences à grande échelle. L’engagement réitéré des Nations unies à soutenir Kinshasa illustre, selon des observateurs, une convergence d’intérêts autour de la nécessité d’appliquer une justice exemplaire.
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