Passer des engagements aux actes. À Kinshasa, la clôture de l’atelier consacré à l’élaboration des stratégies opérationnelles du Plan national des Principes volontaires marque une étape décisive dans la politique congolaise de protection des droits humains, notamment dans les secteurs sensibles de la sécurité et de l’extraction minière. Sous l’impulsion du ministre des droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, et avec l’appui de l’ONG DCAF, les travaux ont abouti à une feuille de route conçue pour être appliquée dès 2026. L’enjeu dépasse la production de documents : il s’agit d’inscrire durablement les normes internationales dans les pratiques de l’État et des entreprises. En réaffirmant l’engagement du chef de l’État et de la première ministre, le gouvernement entend donner un signal politique clair : la protection des droits humains n’est plus un discours d’intention, mais un axe structurant de l’action publique, appelé à produire des résultats mesurables sur le terrain.
Le gouvernement congolais veut désormais inscrire les Principes volontaires dans le champ de l’action concrète. Mercredi 17 décembre 2025, le ministre des droits humains, Me Samuel Mbemba Kabuya, a clôturé à Kinshasa l’atelier consacré à l’élaboration des stratégies opérationnelles du Plan national des Principes volontaires, au terme de trois jours de travaux intensifs. La rencontre, organisée par le ministère des droits humains avec l’appui technique et financier de l’ONG DCAF, visait à doter la République démocratique du Congo d’un cadre d’intervention clair et applicable.
Dans son discours de clôture, le ministre a insisté sur la portée structurante des conclusions issues de cette retraite. « Les travaux que nous avons menés constituent désormais une base solide et un repère incontournable pour orienter les actions essentielles dans la mise en œuvre du Plan national des Principes volontaires », a-t-il déclaré, soulignant que les stratégies arrêtées serviront de guide opérationnel dès 2026.
Des engagements appelés à produire des effets mesurables
Samuel Mbemba Kabuya a tenu à lever toute ambiguïté sur la finalité du processus engagé. Les documents élaborés, a-t-il insisté, ne sauraient rester des instruments formels sans portée pratique. « Les stratégies opérationnelles que nous avons élaborées ensemble ne sont pas de simples documents administratifs. Elles représentent une feuille de route pragmatique, réaliste et mesurable qui guidera nos pas », a-t-il affirmé.
Le ministre a par ailleurs replacé cette initiative dans la vision plus large portée par les plus hautes autorités du pays. Il a salué « la grande vision des droits humains » du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, ainsi que « l’implication personnelle et le leadership » de la première ministre, Judith Suminwa Tuluka, dans la mise en œuvre des engagements gouvernementaux.
Au-delà des discours, le message central est celui de l’exécution. « Le véritable travail commence maintenant : celui de la mise en œuvre, celui de la transformation de nos résolutions en actions concrètes », a insisté le ministre, s’engageant personnellement à ce que les stratégies adoptées ne restent pas lettre morte.
Un signal fort est également venu du secteur minier, souvent au cœur des enjeux liés aux droits humains. Le ministre des mines a pris l’engagement de veiller à l’application des résolutions de cet atelier au sein de l’ensemble des entreprises extractives relevant de son portefeuille. Une étape clé pour promouvoir des pratiques responsables et renforcer la protection des droits humains dans un secteur stratégique pour l’économie congolaise.
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