Désenclaver la Lomami par les airs : l’ambition prend forme. À Kabinda, experts de l’aviation civile, ingénieurs et autorités provinciales ont ouvert les premières discussions techniques autour du futur aéroport de Ntunta. Cette phase d’études préalables, indispensable avant tout chantier, doit préciser la faisabilité, les normes de sécurité et les impacts économiques du projet. Inscrit dans le programme national de modernisation des infrastructures aéroportuaires voulu par le chef de l’État, l’équipement est présenté comme un levier stratégique pour la connectivité et l’activité commerciale d’une province encore peu desservie. Les autorités promettent une approche méthodique, condition sine qua non pour attirer investissements et mobilité.
Les premiers jalons sont posés. Jeudi, à Kabinda, chef-lieu de la province de Lomami, des experts du secteur des infrastructures et de l’aviation civile ont échangé avec l’autorité provinciale sur les études techniques préalables à la construction de l’aéroport de Ntunta, un projet attendu de longue date dans cette partie du centre de la République démocratique du Congo.
Objectif affiché : enclencher la phase préparatoire avant tout lancement de travaux.
« Notre présence à Kabinda vise à enclencher le processus technique devant conduire à la construction de l’aéroport de Ntunta. Les études à réaliser sont indispensables avant le lancement effectif des travaux », a déclaré Nathan Ilunga, député national et chef de la délégation dépêchée sur place.
Ces études doivent notamment évaluer la configuration du site, la nature des sols, les exigences de sécurité aéronautique, ainsi que les besoins en équipements et en desserte. Autant de paramètres décisifs pour calibrer les coûts, le calendrier et la viabilité du projet.
Pour les autorités, l’enjeu dépasse la seule construction d’une piste. Il s’agit d’un outil de désenclavement.
« Cette mission s’inscrit dans le cadre du programme national de développement des infrastructures aéroportuaires, initié par le Président de la République. Cette étape est déterminante pour la concrétisation de cette infrastructure appelée à renforcer la connectivité aérienne et à soutenir le développement socio-économique de la province de la Lomami », a ajouté M. Ilunga.
Province enclavée, la Lomami dépend encore largement du transport routier, souvent ralenti par l’état des voies et la saison des pluies. La mise en service d’un aéroport pourrait faciliter les déplacements administratifs, le transport de fret léger, les évacuations sanitaires et l’attraction d’investissements privés.
Reste désormais à traduire les intentions en actes. Le passage par des études techniques approfondies apparaît comme un préalable incontournable pour éviter les retards, les surcoûts et les infrastructures inadaptées, un écueil fréquent dans plusieurs projets publics.
À Kabinda, l’espoir est tangible. Mais le calendrier, le financement et la mobilisation effective des partenaires détermineront la portée réelle de cette promesse d’ouverture vers le ciel.
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