84.58 F
Kinshasa
20 avril, 2026 - 14:03:28
Image default
Flash InfosJusticeLa unePolitique

Affaire des violences chez Rebo Tchulo : le ministre de la Justice ordonne une enquête

Une vidéo devenue virale, des images jugées « d’une gravité particulière » et une réaction rapide des autorités. Le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire après la diffusion d’une séquence montrant des hommes en uniforme infligeant des sévices corporels à un individu dans une résidence présentée comme celle de l’artiste Déborah Tshimpaka, dite Rebo Tchulo, à Kinshasa. Les faits, survenus dans la nuit de samedi à dimanche, pourraient relever d’infractions graves, notamment de torture. L’Auditeur général des FARDC est chargé d’établir les responsabilités.

La réaction n’a pas tardé. Face à la diffusion d’une vidéo montrant des hommes en uniforme administrant des sévices corporels à un individu dans une résidence privée à Kinshasa, le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire. L’instruction a été confiée à l’Auditeur général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), avec pour mission d’établir la matérialité des faits et d’identifier les auteurs présumés.

Selon un communiqué officiel rendu public par la cellule de communication du ministère, les faits se seraient déroulés dans la nuit du 19 au 20 avril, aux environs de 4 heures du matin, dans la commune de Ngaliema, précisément dans la résidence de la chanteuse Déborah Tshimpaka, connue sous le nom de scène Rebo Tchulo. Les images, largement relayées sur les réseaux sociaux, montrent un individu soumis à des violences physiques infligées par des hommes présentés comme appartenant aux forces en uniforme.

Sans préjuger de la culpabilité des personnes mises en cause, le ministre de la Justice a tenu à rappeler la gravité potentielle des faits. « Sans préjuger de la responsabilité des personnes mises en cause, il rappelle que s’ils sont établis, les faits dénoncés sont susceptibles de constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires ainsi que des faits d’incitation des militaires à commettre des actes contraires à la loi, prohibés et réprimés par le code pénal militaire », précise le communiqué.

Au-delà de la qualification pénale, les autorités soulignent également les implications institutionnelles d’un tel dossier. Les actes décrits constitueraient, s’ils sont avérés, une violation manifeste des principes fondamentaux consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo. Le texte évoque notamment l’atteinte à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, rappelant les engagements internationaux du pays en matière de protection des droits humains.

Dans cette perspective, le ministre Guillaume Ngefa a donné des instructions fermes à l’Auditeur général des FARDC afin que « toute la lumière soit faite » sur cette affaire. L’objectif affiché est double : établir les responsabilités individuelles et garantir que les auteurs répondent de leurs actes devant les juridictions compétentes, en l’occurrence les juridictions militaires.

Cette décision s’inscrit dans une volonté affichée des autorités de renforcer l’État de droit et de lutter contre l’impunité, en particulier au sein des forces de défense et de sécurité. « Le ministre d’État réaffirme l’attachement du gouvernement au respect de l’État de droit, à la lutte contre l’impunité, ainsi qu’à la protection sans aucune distinction de l’intégrité physique de toute personne », conclut le communiqué.

Infos27

ça peut vous intéresser

Laisser un Commentaire

Infos27.CD utilise des cookies pour améliorer votre expérience utilisateur. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter En Savoir Plus