Au cœur de Kinshasa, le futur siège de la Cour constitutionnelle approche de son achèvement sous haute surveillance. En inspectant personnellement le chantier ce 29 avril, son président, Dieudonné Kamuleta Badibanga, impose un contrôle rigoureux des dernières finitions et réaffirme l’exigence de conformité aux standards d’une juridiction suprême. Cette visite, loin d’être protocolaire, traduit la volonté des autorités de doter l’institution d’un cadre moderne, adapté à ses missions de régulation institutionnelle et de garantie de l’État de droit.
À Kinshasa, le président de la Cour constitutionnelle, Dieudonné Kamuleta Badibanga, a mené, mercredi 29 avril, une inspection minutieuse du nouveau bâtiment de l’institution, en phase de finition, situé à son siège au croisement des avenues Kauka et Kalume, dans la commune de la Gombe, au nord de la capitale congolaise.
Loin d’une visite protocolaire, le haut magistrat, entouré de ses principaux collaborateurs, notamment le directeur de cabinet et les directeurs de cabinet adjoints, a procédé à un examen détaillé de l’ensemble de l’ouvrage, parcourant chaque niveau et scrutant avec une exigence soutenue l’avancement des travaux. À travers cette démarche, il entend assurer un suivi rapproché des dernières étapes du chantier.
« De près et avec tous les détails possibles », a-t-il insisté, soulignant sa volonté de veiller personnellement à la qualité des finitions et au respect strict des normes requises pour une juridiction de ce rang. L’objectif est de garantir que l’édifice réponde pleinement aux impératifs de fonctionnement de la plus haute instance judiciaire en matière constitutionnelle.
Ce projet s’inscrit dans la dynamique impulsée par le président de la République, Félix Tshisekedi, qui avait procédé au lancement officiel des travaux le 29 août 2023. Près de trois ans après, l’infrastructure se concrétise et se présente comme un symbole de modernisation des institutions judiciaires du pays.
Conçu pour répondre aux exigences spécifiques de la Cour constitutionnelle, le bâtiment vise à offrir un cadre adéquat à l’exercice de ses missions, notamment le contrôle de la constitutionnalité des lois et la régulation du fonctionnement des institutions. Il doit également garantir des conditions propices à une justice indépendante et impartiale.
Le financement du projet repose sur un partenariat entre le gouvernement congolais, qui en assure 65 %, et le Programme des Nations Unies pour le développement, à hauteur de 35 %, traduisant un appui à la consolidation de l’État de droit en République démocratique du Congo.
Sur le plan architectural, l’édifice affiche une identité marquée. Inspiré du volcan Nyiragongo, il adopte une forme pyramidale intégrant un rez-de-chaussée, une mezzanine, une grande salle d’audiences, ainsi que des bureaux et espaces de travail répartis sur trois niveaux, pensés pour optimiser la fonctionnalité et la circulation interne.
Au fil de la visite, Dieudonné Kamuleta Badibanga a multiplié les échanges avec les responsables du chantier, formulant des observations techniques visant à ajuster certains aspects en phase finale.
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