Seize ans après la disparition de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, le dossier reste au cœur des préoccupations des familles et des défenseurs des droits humains. Reçu jeudi par le ministre Samuel Mbemba Kabuya, un collectif conduit par Me Jean-Claude Katende a obtenu la réaffirmation de l’engagement du gouvernement à accompagner la quête de vérité, de justice et de mémoire autour de cette affaire.
Seize ans après la disparition de l’activiste des droits humains Floribert Chebeya et de son collaborateur Fidèle Bazana, le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, a réaffirmé jeudi l’engagement du gouvernement de la République démocratique du Congo à accompagner les familles des victimes dans leur quête de vérité et de justice.
Cette position a été exprimée lors d’une audience accordée aux activistes des droits de l’homme et aux avocats des familles, conduits par Me Jean-Claude Katende, vice-président de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH).
Au cours de cette rencontre, le ministre a assuré ses interlocuteurs de la détermination du gouvernement à suivre ce dossier afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cette affaire et que les personnes reconnues responsables répondent de leurs actes devant la justice.
Un dossier toujours suivi
La disparition de Floribert Chebeya et de Fidèle Bazana demeure l’un des dossiers les plus marquants dans l’histoire récente de la défense des droits humains en RDC. Seize ans après les faits, les familles des victimes et plusieurs organisations de défense des droits humains continuent de réclamer que l’ensemble des responsabilités soit établi.
Me Jean-Claude Katende a, pour sa part, salué l’attention accordée à ce dossier par les autorités congolaises. Il a rendu hommage au président Félix Tshisekedi pour les efforts engagés, depuis son accession à la magistrature suprême, en faveur de la manifestation de la vérité et du respect de la justice dans cette affaire.
L’avocat a également remercié le ministre Samuel Mbemba Kabuya pour sa disponibilité et son engagement à accompagner les familles dans leurs démarches.
Préserver la mémoire des deux défenseurs
Au-delà de la procédure judiciaire, la question de la préservation de la mémoire de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana a également été évoquée lors des échanges.
Me Jean-Claude Katende a plaidé pour l’instauration d’un prix portant les noms des deux défenseurs des droits humains, afin de perpétuer leur mémoire et de valoriser l’engagement en faveur de la défense des libertés et de la dignité humaine.
Cette proposition a reçu un accueil favorable du ministre Samuel Mbemba Kabuya, selon les participants à l’audience.
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