Alors que la ville de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, demeure sous occupation ennemie dans le cadre de l’agression rwandaise, le député Patrick Munyomo, élu de cette ville martyre, multiplie les démarches pour que la question sécuritaire soit au cœur du futur gouvernement d’union nationale. Très préoccupé par la souffrance persistante des populations de l’Est, l’élu de Goma a pris part, avec le Groupe des Parlementaires pour la Paix (GP15), aux consultations politiques menées par le professeur Eberande Kolongele, conseiller spécial du chef de l’État en matière de sécurité. Au-delà des discours convenus, ces jeunes parlementaires ont formulé des exigences claires : la mise en place d’une équipe gouvernementale intègre, patriote, et prioritairement tournée vers le rétablissement de l’autorité de l’État. Dans un contexte national marqué par les tensions et les attentes, leur message résonne comme un appel à un sursaut de conscience politique.
À l’heure où la République démocratique du Congo traverse l’une des périodes les plus sensibles de son histoire récente, les consultations nationales engagées en vue de la formation d’un gouvernement d’union nationale prennent une portée qui dépasse le simple cadre institutionnel. Elles incarnent un tournant. Et dans ce contexte, l’entretien entre le professeur Eberande Kolongele, conseiller spécial du chef de l’État en matière de sécurité, et le Groupe des Parlementaires pour la Paix (GP15), dont fait partie l’élu de Goma, Patrick Munyomo, mérite une attention particulière.
Les préoccupations soulevées par ces jeunes députés et sénateurs réunis autour d’un idéal commun, dépassent les logiques partisanes. Elles traduisent une volonté collective de replacer l’urgence nationale — la sécurité et la restauration de l’autorité de l’État, notamment dans l’Est meurtri — au cœur de l’agenda politique. Ces parlementaires ne sont pas venus quémander des postes : ils sont venus porter une exigence morale, celle d’un gouvernement « de vertébrés », pour reprendre la formule du député Serge Konde, porte-parole du groupe. Une équipe composée d’hommes et de femmes intègres, patriotes, capables de résister à la pression des intérêts particuliers, et déterminés à relever les défis majeurs de l’heure.
Le GP15 ne se contente pas d’émettre des recommandations. Il s’engage. Il annonce une implication active dans les efforts de paix, y compris sur le front diplomatique, en établissant des liens avec plusieurs représentations étrangères. Ce volontarisme témoigne d’une génération politique qui ne veut plus subir les événements, mais les façonner. Une génération qui a compris que la paix ne naîtra pas de slogans, mais d’un alignement clair entre la parole politique et l’action de terrain.
Le conseiller spécial Eberande Kolongele, lui-même juriste et fin observateur des dynamiques sécuritaires, n’a pas ménagé ses efforts depuis le 24 mars pour écouter les forces vives du pays. Ces consultations, de gravité, visent à jeter les bases d’un gouvernement d’union véritablement national — non pas dans sa composition seulement, mais dans son degré de responsabilité face à l’histoire.
Car il ne s’agit plus simplement de gouverner. Il s’agit de défendre la République, face à l’agression extérieure, face aux complicités internes, face aux résignations silencieuses. Et dans cette guerre multiforme, chaque voix lucide, chaque main tendue vers la paix, chaque proposition courageuse, doit être reçue comme une contribution vitale à l’édifice collectif.
L’heure n’est plus aux équilibres de façade, ni aux nominations de confort. L’heure est au choix de la Nation.
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