En République démocratique du Congo, une nouvelle ère sanitaire semble s’amorcer. À Lubumbashi, une intervention neurochirurgicale d’une rare complexité a été menée avec succès au Centre médical Tshisekedi Tshilombo (CMTT), symbole d’une politique publique résolument tournée vers la souveraineté médicale. Grâce à la neuronavigation, une technologie de pointe inédite en Afrique centrale, une équipe locale a extrait une balle logée dans le crâne d’un patient sans ouverture préalable du crâne, en moins de 20 minutes. Au cœur de cet exploit : la vision du président Félix-Antoine Tshisekedi, la détermination de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), pilotée par Charles Mudiayi, et l’expertise des soignants du CMTT. Un modèle qui illustre la volonté du pays de rompre avec l’expatriation systématique des malades et d’offrir, sur son sol, des soins de qualité, accessibles, et dignes des standards internationaux.
À Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, une opération chirurgicale d’un genre inédit a récemment été menée avec succès au Centre médical Tshisekedi Tshilombo (CMTT). Une balle a été extraite du crâne d’un patient grâce à une technologie de pointe, la neuronavigation, dans une salle d’opération répondant aux standards internationaux. L’intervention, qui n’a duré qu’une vingtaine de minutes, s’est déroulée sans ouverture préalable du crâne. Trois heures plus tard, le patient était réveillé, lucide, sans aucun déficit neurologique.

« Je ne pensais pas que j’allais survivre. Mais voilà. Je remercie tout le staff de médecins de ce centre hospitalier. Ils sont forts. J’ai vraiment aimé la prise en charge », témoigne, encore ému, le patient, victime d’un tir dans une zone minière. Transféré au CMTT dans un état critique, il a bénéficié d’une prise en charge intégrale par une équipe multidisciplinaire mobilisée dans l’urgence.
L’opération a été conduite par le Dr Dieumerci Kabulo, médecin-directeur du centre, à l’aide de la neuronavigation, une technologie encore inédite en Afrique centrale. « C’est une machine qui permet de localiser une lésion intracrânienne avec précision avant même d’ouvrir. On sait exactement où intervenir, on limite les incisions, on gagne en sécurité », explique-t-il. La balle, logée juste au-dessus de l’œil droit, a été retirée par une incision de cinq centimètres. « En 20 minutes, la balle était extraite. Et le patient, trois heures plus tard, parlait et mangeait. »

Une politique de santé publique assumée
Au-delà de l’exploit chirurgical, l’événement illustre un virage stratégique de la politique sanitaire congolaise. Portée par la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, cette orientation se traduit par une volonté assumée de renforcer les capacités locales afin de limiter les évacuations médicales vers l’étranger, souvent coûteuses et inaccessibles pour la majorité des Congolais.
Cette ambition présidentielle trouve aujourd’hui un relais concret à travers la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), placée sous la direction de Charles Mudiayi. Sur financement propre, la CNSS a conçu et réalisé le Centre hospitalier Tshisekedi Tshilombo, un établissement de référence équipé d’un plateau technique de haut niveau, capable de répondre aux enjeux sanitaires du pays.
« C’est là une illustration tangible d’une politique de souveraineté sanitaire », souligne un haut cadre du ministère de la Santé à Kinshasa.
Le Centre médical Tshisekedi Tshilombo se distingue désormais par une salle d’opération ultramoderne, équipée selon les normes internationales, dans une région longtemps privée d’infrastructures hospitalières spécialisées. Les équipes locales, formées aux techniques les plus récentes, prouvent chaque jour que l’expertise existe, et qu’elle ne demande qu’à être soutenue.

Du cas exemplaire à la généralisation nationale
Si le cas de Lubumbashi fait figure de démonstration, les défis restent considérables. L’accès équitable aux soins de qualité demeure inégal à travers le territoire national. Mais l’expérience du CMTT ouvre une voie, et appelle à être répliquée dans d’autres provinces, de l’Est en proie aux conflits aux confins du Kasaï et du Bas-Uele.
« Ce que nous avons vu à Lubumbashi doit devenir la norme à Goma, à Kananga, à Kisangani ou à Mbandaka », insiste un étudiant en médecine à l’Université de Kinshasa. Pour ce faire, il faudra conjuguer volonté politique, formation continue du personnel soignant, investissements soutenus dans les équipements et renforcement des structures de gouvernance hospitalière.
À l’heure où la République démocratique du Congo cherche à consolider sa souveraineté dans des domaines clés, la santé apparaît comme l’un des champs prioritaires d’une transformation en profondeur. Et cette opération menée avec succès dans le Haut-Katanga marque, peut-être, un tournant silencieux mais fondamental : celui d’une RDC qui soigne ses citoyens, chez elle, avec excellence.
Pitshou Mulumba


