La récente déclaration de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) contre la peine de mort continue de susciter des réactions vives dans l’espace public congolais. Parmi elles, celle du député national Peter Kazadi, ancien vice-premier ministre de l’Intérieur, qui a publié mercredi 8 octobre une déclaration critique sur son compte X officiel. Pour lui, l’Église catholique s’est immiscée dans un domaine réservé à la souveraineté de l’État, au risque de brouiller ses missions spirituelles. « La RDC n’est ni un État ecclésiastique ni une colonie du Vatican », insiste-t-il, soulignant que la protection des citoyens et le respect des lois relèvent avant tout de la responsabilité gouvernementale. L’élu met également en garde contre ce qu’il perçoit comme une influence étrangère dans les prises de position de l’institution religieuse et plaide pour un retour à une mission exclusivement évangélique.
La prise de position de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) contre la peine de mort a déclenché un débat intense au sein de l’opinion publique et de la classe politique. Dans ce contexte, le député national Peter Kazadi a publié mercredi 8 octobre sur son compte X officiel une déclaration détaillée dénonçant ce qu’il considère comme une ingérence de l’Église dans les affaires de l’État.
Ancien vice-premier ministre de l’Intérieur, Peter Kazadi estime que l’institution catholique est sortie de son rôle spirituel en se prononçant sur la peine capitale, un sujet relevant de la souveraineté nationale. « La RDC n’est ni un État ecclésiastique ni une colonie du Vatican », affirme-t-il, accusant la hiérarchie catholique de vouloir « dicter à la République sa politique pénale et sécuritaire ».
L’élu rappelle que la mission première de l’Église est d’éclairer les consciences, non de s’ingérer dans la gestion des affaires publiques. Selon lui, face à la montée de la criminalité, l’État a le devoir de protéger les citoyens et peut, dans certaines circonstances prévues par la loi, envisager le recours à la peine de mort.
Peter Kazadi dénonce également ce qu’il perçoit comme une influence étrangère sur les prises de position de la CENCO. Il évoque « certaines chancelleries occidentales » susceptibles d’orienter la hiérarchie ecclésiale au mépris des réalités nationales.
Sur le plan moral, le député pointe des soupçons de « collusion politique » au sein de l’Église et estime que celle-ci devrait d’abord « faire son examen de conscience » avant de critiquer l’action gouvernementale. Enfin, il rappelle le principe constitutionnel de laïcité et invite les responsables religieux à se recentrer sur leur mission évangélique. « La République démocratique du Congo a besoin de pasteurs spirituels, pas de politiciens en soutane », conclut-il.
Cette déclaration relance le débat sur la place de l’Église dans les questions de société en RDC, et plus particulièrement sur la délicate question de la peine de mort, mêlant enjeux éthiques, juridiques et politiques.
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