L’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) hausse le ton après les attaques meurtrières qui ont visé plusieurs journalistes dans les localités d’Uvira et de Kiliba, au Sud-Kivu, lors des incursions armées du 9 décembre 2025 des rebelles de l’AFC/M23. Dans un communiqué au langage inhabituellement tranchant, la corporation dénonce la violence ciblée contre des professionnels de l’information, confirmant l’agression et le pillage subis par Pascal Bahunde et Françoise Bukuru, ainsi que la mort du journaliste Lwesho Janvier Nyakirigo.
L’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) a condamné « avec la plus grande fermeté » les attaques perpétrées le 9 décembre 2025 par les rebelles de l’AFC/M23 dans les localités d’Uvira et de Kiliba, au Sud-Kivu. Dans un communiqué publié mardi 10 décembre à Kinshasa, le bureau exécutif de l’organisation dénonce des violences visant directement des professionnels des médias en plein exercice de leurs fonctions.
Selon l’UNPC, les journalistes Pascal Bahunde Ruvunira, du média en ligne presseafricaine, et Françoise Bukuru, de la RTNC/Uvira, ont été victimes d’agressions accompagnées du pillage de leur matériel. Le journaliste Lwesho Janvier Nyakirigo, de Kiliba FM, a perdu la vie lors de ces incursions armées.
L’organisation rappelle que les journalistes sont des civils protégés par le droit international humanitaire et que toute attaque à leur encontre constitue un crime. Elle exige l’ouverture d’enquêtes sérieuses, des poursuites judiciaires contre les responsables, ainsi que la restitution immédiate du matériel extorqué.
Dans son communiqué, l’UNPC insiste sur la responsabilité des autorités à sécuriser les professionnels de l’information dans les zones sous menace. Elle demande le renforcement des dispositifs de protection, estimant que l’intégrité de l’information dépend de la capacité de l’État à garantir la libre circulation des journalistes.
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