La nouvelle année a commencé dans un climat de sidération dans le Haut-Katanga. À l’aube du 1er janvier 2026, cinq corps sans vie ont été découverts dans la ville de Lubumbashi et dans la cité frontalière de Kipushi, suscitant inquiétude et interrogations. Les autorités provinciales ont annoncé l’ouverture d’enquêtes pour déterminer les circonstances de ces décès survenus en pleine période festive.
À Lubumbashi, trois corps ont été signalés dans différents secteurs de la ville. Le premier a été retrouvé au quartier Bel-Air 1, avenue des Cimetières, à proximité de la voie ferrée, dans la matinée du jeudi. Selon des témoignages recueillis sur place, la victime aurait été agressée avant d’être dépouillée. Le chef de cellule, interrogé par la presse locale, a dénoncé une insécurité récurrente dans cette zone, évoquant des faits similaires déjà enregistrés par le passé.
Un autre corps a été découvert au Camp Scout, sur l’avenue Biayi prolongée, après de fortes pluies survenues le 31 décembre, ont indiqué des sources policières. À Basembe, dans le quartier Penga-Penga, un jeune vendeur de boissons alcoolisées a également été retrouvé sans vie près de la voie ferrée.
Deux corps à Kipushi, l’émoi gagne la cité minière
À Kipushi, la découverte de deux corps abandonnés dans une brousse à Kamarenge a renforcé le sentiment d’insécurité. L’information a été confirmée par l’administrateur du territoire, cité par le média en ligne 7sur7.cd. Les circonstances exactes de ces décès n’étaient pas encore établies au moment de la publication.
Interrogé sur ces événements, le ministre provincial de l’Intérieur, Jean-Jacques Kashiba, a avancé l’hypothèse d’incidents survenus durant les célébrations de fin d’année. Il a évoqué des altercations et des abus d’alcool comme pistes possibles, tout en précisant que seules des enquêtes permettraient d’établir les responsabilités. « Pour les autres corps, nous sommes en train de mener des enquêtes afin de savoir ce qui s’est passé », a-t-il déclaré.
Ces décès rappellent la persistance de poches d’insécurité dans la province, malgré le renforcement des patrouilles nocturnes et les interpellations annoncées de plusieurs dizaines de suspects impliqués dans le banditisme urbain.
Patient Mubiayi, à Lubumbashi

