Le cap est fixé, le tempo aussi. À l’ouverture de l’année 2026, le président Félix Tshisekedi a rappelé à l’exécutif une ligne simple et ferme : gouverner, c’est produire des résultats mesurables. Lors du 73ᵉ Conseil des ministres, le chef de l’État a enjoint le gouvernement à mettre en place un mécanisme de monitoring interinstitutionnel destiné à assurer un suivi rigoureux des politiques publiques et à consolider durablement les acquis. Derrière cette instruction, une volonté affichée de rompre avec la dispersion de l’action publique et d’ancrer l’évaluation au cœur de la décision politique. Piloté par la Première ministre, ce dispositif doit associer les ministères stratégiques et permettre une capitalisation méthodique des avancées, au bénéfice direct des Congolais. Dans un contexte marqué par de fortes attentes sociales, le message présidentiel sonne comme un rappel à l’ordre : l’action gouvernementale sera jugée à l’aune de ses impacts concrets.
La décision a été rendue publique par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, lors de la lecture du compte rendu du Conseil des ministres à la télévision nationale. La Première ministre est chargée de piloter, de manière coordonnée, la production des résultats attendus et de mettre en place un mécanisme de monitoring associant les secteurs clés de l’action gouvernementale.
L’objectif est double : assurer un suivi continu des politiques engagées et consolider les acquis déjà enregistrés. Selon l’exécutif, il s’agit d’installer une culture de l’évaluation, où chaque avancée est documentée, capitalisée et orientée vers des bénéfices tangibles pour la population.
L’obligation de résultats rappelée à chaque ministre
Dans son message, le président Tshisekedi a insisté sur la responsabilité individuelle et collective des membres du gouvernement. Loyauté, pragmatisme, patriotisme et sens du devoir : les termes employés traduisent une exigence politique assumée. Chaque ministre est désormais appelé à traduire les engagements de l’État en actions visibles, susceptibles d’améliorer concrètement le quotidien des citoyens de la République démocratique du Congo.
Cette injonction s’inscrit dans une logique de redevabilité accrue, à l’heure où les attentes sociales restent élevées et où la crédibilité de l’action publique se mesure de plus en plus à ses effets réels.
Accélération des projets structurants, priorité au PDL-145T
Parmi les orientations majeures pour 2026, le chef de l’État a exigé l’accélération de la mise en œuvre de la première phase du Programme de développement local de 145 territoires (PDL-145T), ainsi que d’autres projets structurants à fort impact socio-économique. Les secteurs des infrastructures, de l’agriculture et de la fonction publique ont été explicitement cités comme prioritaires.
Au sommet de l’exécutif, le message est clair : l’année 2026 devra marquer un passage du pilotage politique à la livraison effective. Pour le gouvernement Suminwa II, le temps de la planification cède désormais la place à celui de l’exécution contrôlée.
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