Le choc de l’annonce a précédé toute confirmation. Samedi, le président américain Donald Trump a affirmé que les États-Unis avaient mené, dans la nuit, une opération militaire d’ampleur au Venezuela, visant directement le pouvoir en place. Selon lui, le président Nicolas Maduro et son épouse auraient été « capturés » puis « exfiltrés » hors du pays.
L’information a été rendue publique par un message publié sur le réseau social Truth Social. « Les États-Unis d’Amérique ont mené avec succès une frappe de grande envergure contre le Venezuela et son dirigeant », écrit Donald Trump, ajoutant que l’opération aurait concerné Caracas ainsi que « d’autres villes du pays ». Aucune précision n’a été fournie sur les cibles bombardées, ni sur les modalités exactes de l’intervention.
Plusieurs heures après cette déclaration, aucune confirmation indépendante n’était disponible. Ni le Pentagone, ni le département d’État, ni les autorités militaires américaines n’avaient communiqué officiellement sur une telle opération. À Caracas, aucun message institutionnel n’a, dans l’immédiat, confirmé une rupture du pouvoir ou un changement à la tête de l’État.
L’annonce intervient dans un contexte de tensions durables entre Washington et le régime chaviste, marqué par des années de sanctions, d’isolement diplomatique et de tentatives avortées de transition politique. Donald Trump, sans évoquer de mandat international ni de coordination multilatérale, présente l’opération comme un succès militaire américain, promettant des « détails à suivre ».
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