À Johannesburg, la Première ministre congolaise Judith Suminwa Tuluka s’est imposée comme l’une des figures majeures du leadership féminin africain lors du Forbes Women Africa Leading Women Summit 2026. Première femme à diriger le gouvernement de la RDC, elle a porté un plaidoyer appuyé en faveur de l’engagement des femmes et de la jeunesse dans la transformation du continent. Sa participation à ce rendez-vous influent, marqué par des échanges d’expériences et des témoignages inspirants, illustre la volonté de Kinshasa de promouvoir une gouvernance inclusive et de renforcer sa visibilité sur la scène internationale.
La République démocratique du Congo s’est invitée au cœur du débat continental sur le leadership féminin. La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a pris part, mercredi, au Forbes Women Africa Leading Women Summit 2026, un rendez-vous majeur réunissant des figures influentes issues des sphères politique, économique, sociale et culturelle africaines.
Organisé en marge de la Journée internationale des droits des femmes, ce sommet a rassemblé plusieurs personnalités de premier plan, parmi lesquelles l’ancienne présidente éthiopienne Sahle-Work Zewde et la dirigeante sportive Kirsty Coventry. Dans cet aréopage, Judith Suminwa s’est distinguée comme l’une des voix montantes du leadership féminin sur le continent, renforçant la visibilité de la RDC dans les débats sur la gouvernance et l’inclusion.
Première femme à occuper la primature en République démocratique du Congo, elle incarne une évolution institutionnelle notable dans un pays où la représentation féminine dans les sphères décisionnelles demeure un enjeu majeur. Sa participation à ce sommet s’inscrit dans une dynamique plus large visant à promouvoir le rôle des femmes dans les politiques publiques et les transformations économiques.
Intervenant lors d’un panel consacré au thème « Quand les femmes dirigent les nations », la cheffe du gouvernement congolais a insisté sur la nécessité de préparer les générations futures. « En tant que gouvernants, nous devons préparer les jeunes femmes et les filles à devenir les dirigeantes de demain, y compris à travailler aux côtés des hommes. Il est essentiel de s’ouvrir au monde tout en préservant nos valeurs », a-t-elle déclaré.
Plaidant pour un investissement accru dans l’éducation et la formation, elle a ajouté : « Il faut également mettre l’accent sur des formations qui ouvrent l’accès aux métiers ». Un message qui fait écho aux défis structurels auxquels sont confrontées de nombreuses jeunes Africaines, notamment en matière d’accès à l’emploi et aux secteurs porteurs.
Les échanges ont été enrichis par des témoignages marquants, à l’image de celui d’une jeune Congolaise, survivante de violences sexuelles dans la province de l’Équateur, aujourd’hui ingénieure spécialisée en cybercriminalité. D’autres parcours, comme celui d’une étudiante gabonaise aspirant à devenir astronaute, ont illustré les ambitions d’une jeunesse africaine en quête d’opportunités.
Au-delà des panels, le sommet a également mis en avant la créativité africaine à travers des performances artistiques et des présentations culturelles, soulignant la diversité des talents féminins sur le continent.
Pour Judith Suminwa, cette plateforme constitue aussi un levier diplomatique. Elle a insisté sur la nécessité pour les femmes africaines de croire en leur potentiel : « Les femmes doivent avoir confiance en elles autant que les hommes. Nous sommes capables de diriger. Il est important d’apprendre des autres », a-t-elle affirmé.
Créé en 2012, Forbes Africa distingue chaque année des personnalités selon des critères liés à l’impact, à l’innovation et à la gouvernance. L’intégration de la Première ministre congolaise parmi les figures influentes du sommet témoigne d’une reconnaissance croissante de son rôle sur la scène africaine.
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