Le Président Félix Tshisekedi, accompagné de la Première dame Denise Nyakeru, s’est incliné mardi au Palais du Peuple devant la dépouille de Catherine Nzuzi wa Mbombo, décédée le 18 mars à Kinshasa. Ancienne ministre des Affaires sociales et ex-gouverneure de la capitale, cette figure emblématique laisse derrière elle un héritage politique marqué par l’engagement public et la promotion des droits des femmes.
Kinshasa a rendu, mardi, un dernier hommage à l’une de ses grandes figures politiques. Au Palais du Peuple, le Président de la République, Félix Tshisekedi, accompagné de la Première dame Denise Nyakeru, s’est recueilli devant la dépouille de Catherine Nzuzi wa Mbombo, ancienne ministre des Affaires sociales et ex-gouverneure de Kinshasa, décédée le 18 mars à l’âge de 82 ans.
Dans une atmosphère de solennité, autorités politiques, personnalités publiques, membres de la famille et anonymes se sont succédé pour saluer la mémoire de celle qui aura marqué durablement la vie institutionnelle de la République démocratique du Congo. Drapé dans les symboles de la République, ce moment de recueillement a illustré la reconnaissance officielle d’un parcours exceptionnel au service de l’État.
Née le 19 décembre 1944 à Tshumbe Sainte Marie, dans la province du Sankuru, Catherine Nzuzi wa Mbombo appartient à cette génération de femmes pionnières qui ont su s’imposer dans un univers politique longtemps dominé par les hommes. Elle entame sa carrière publique dès 1967, en accédant à la fonction de bourgmestre de la commune de la Gombe, au cœur de la capitale congolaise.
Au fil des années, elle gravit les échelons et occupe plusieurs fonctions stratégiques. Elle sera notamment gouverneure de la province du Bas-Congo, puis de la ville de Kinshasa, avant d’être appelée au gouvernement en qualité de ministre des Affaires sociales. Son parcours s’inscrit également dans les structures du Mouvement populaire de la révolution (MPR), où elle fut membre du bureau politique et du Comité central.
Au-delà des fonctions occupées, Catherine Nzuzi wa Mbombo s’est distinguée par son engagement constant en faveur de l’émancipation des femmes et de la promotion des droits sociaux. À une époque où la représentation féminine dans les sphères décisionnelles restait limitée, elle a contribué à ouvrir des espaces et à imposer une présence féminine dans la gestion publique.
Les hommages rendus au Palais du Peuple traduisent cette reconnaissance. La présence du Chef de l’État a valeur de message politique : celui de la continuité de l’État et du respect dû à ceux qui ont contribué à son édification.
Le parcours de Catherine Nzuzi wa Mbombo apparaît ainsi comme une référence, voire un repère, pour les générations actuelles et futures engagées dans la vie publique.
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