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Kinshasa
13 octobre, 2026 - 02:44:53
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De la ressource à la puissance économique : Judith Suminwa positionne la RDC dans l’agenda mondial de l’eau

À Washington, au cœur des Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du FMI, la République démocratique du Congo a défendu une vision offensive : faire de l’eau un moteur de croissance, d’emplois et de transformation sociale. Devant décideurs internationaux et partenaires financiers, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a mis en avant les atouts hydriques du pays et les engagements du gouvernement, notamment un vaste programme d’investissement de 20 milliards de dollars. Entre sécurité hydrique, accès à l’eau potable et projets structurants comme Kin Elenda, Kinshasa entend peser dans l’agenda mondial du développement durable.

En marge des Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a pris part à la conférence « Water Forward: Driving Jobs and Opportunities », une initiative internationale dédiée à la sécurité hydrique et à la création d’emplois.

Ouverte par le président du Groupe de la Banque mondiale, Ajay Banga, la rencontre a posé les bases d’une mobilisation globale. « Ensemble, nous pensons pouvoir assurer la sécurité de l’eau pour un milliard de personnes d’ici 2030 », a-t-il déclaré, soulignant qu’il ne s’agit pas d’un fonds supplémentaire, mais d’« une plateforme de mise en œuvre visant à aligner politiques, financements et actions autour de plans nationaux pilotés par les pays ».

Plusieurs États, dont l’Angola, la Côte d’Ivoire ou encore le Sénégal, ont officialisé leur engagement, tandis que des institutions financières internationales – Banque asiatique de développement, Banque européenne pour la reconstruction et le développement – ont réaffirmé leur soutien.

La RDC, un acteur stratégique des équilibres hydriques

Dans ce cadre, Judith Suminwa Tuluka a insisté sur la place singulière de la RDC. « Parler de l’eau aujourd’hui, ce n’est pas seulement parler de développement. C’est parler d’avenir, du monde que nous construisons », a-t-elle affirmé.

Avec plus de 50 % des réserves d’eau douce du continent africain, le pays dispose d’un potentiel majeur. « Notre responsabilité est claire : transformer ce potentiel en progrès tangible », a-t-elle poursuivi.