Le 3 juin 2026, plusieurs appels à une opération de « ville morte » ont été lancés à Kinshasa dans un contexte marqué par des tensions politiques et sociales persistantes. Comme souvent en République démocratique du Congo, cette forme de mobilisation collective a ravivé le débat sur la place de la contestation dans l’espace public, son efficacité réelle et ses conséquences économiques sur des populations largement dépendantes des revenus journaliers. Au soir de cette journée, loin de toute approche militante ou émotionnelle de la contestation, la présente réflexion propose une lecture d’économie politique de la ville morte en RDC. À partir d’un regard à la fois historique, comparatif et analytique, elle interroge les arbitrages complexes entre pression politique, coûts économiques, rationalité collective et fatigue sociale potentielle dans les sociétés africaines à forte prédominance informelle.
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