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26 juillet, 2026 - 07:06:14
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RDC : le gouvernement envisage de financer les études de faisabilité de huit projets agricoles structurants dont le Parc agro-industriel de Mbanza-Ngungu

Le gouvernement congolais veut poser les bases d’une nouvelle génération d’investissements agricoles structurants. Réuni en Conseil des ministres, l’Exécutif a examiné une demande de participation financière de l’État destinée à financer les études de faisabilité de huit projets majeurs, parmi lesquels le futur Parc agro-industriel de Mbanza-Ngungu, dans le Kongo Central. Cette démarche vise à évaluer la viabilité technique, économique, financière, environnementale et sociale de chaque initiative avant toute mobilisation des ressources. L’objectif est de constituer un portefeuille de projets bancables capable d’attirer les partenaires techniques et financiers. Pour Mbanza-Ngungu, ce nouveau cap intervient alors que le projet, estimé à un milliard de dollars et développé en partenariat public-privé avec le groupe suisse Mole Groupe, ambitionne de renforcer durablement la souveraineté alimentaire de la République démocratique du Congo et de réduire sa dépendance aux importations alimentaires.

Le gouvernement de la République démocratique du Congo entend accélérer la modernisation du secteur agricole en participant au financement des études de faisabilité de huit projets structurants, dont le Parc agro-industriel de Mbanza-Ngungu, dans la province du Kongo Central.

Cette orientation a été examinée lors de la 94e réunion ordinaire du Conseil des ministres, tenue le vendredi 10 juillet 2026 à Kinshasa. Le dossier a été présenté par le ministre d’État, ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, qui a sollicité l’appui financier de l’État pour la réalisation des études préalables à ces investissements.

Selon le compte rendu du Conseil des ministres, les huit projets concernent l’irrigation, la production agricole, la transformation agro-industrielle ainsi que la structuration des principaux bassins de production du pays.

Le gouvernement estime qu’avant toute décision d’investissement et toute mobilisation de ressources, il est indispensable de disposer d’études approfondies permettant d’évaluer « la viabilité technique, économique, financière, environnementale, sociale et institutionnelle » de chacun des projets.

L’Exécutif considère que cette étape permettra de disposer d’un portefeuille cohérent de projets agricoles bancables pouvant être présentés aux partenaires techniques et financiers dans de meilleures conditions pour la recherche des financements nécessaires.

Les huit projets concernés sont : le projet de sucrerie de Sakania ; le projet d’irrigation du bassin de production agricole du plateau des Batéké ; le projet d’irrigation de la vallée du Katanga et de la zone agricole du Lualaba longeant le corridor de Lobito ; le projet d’irrigation de la plaine de Beni et de Rutshuru ; le projet d’irrigation des zones de production de Tshilenge, Kabeya Kamwanga, Dibaya et Luiza ; le projet d’irrigation de la plaine de Tshumbe, dans la province du Sankuru ; le projet d’irrigation de Ngandajika et Muene-Ditu ; le projet de Parc agro-industriel de Mbanza-Ngungu.

Mbanza-Ngungu, un projet phare pour la souveraineté alimentaire

L’inscription du Parc agro-industriel de Mbanza-Ngungu parmi les projets appelés à bénéficier des études de faisabilité confirme la volonté du gouvernement de faire de cette initiative l’un des piliers de sa politique de transformation agricole.

Ce projet s’inscrit dans le partenariat public-privé conclu le 30 septembre 2025 entre le ministère de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire et l’entreprise suisse Mole Groupe, marquant le lancement officiel de cette infrastructure agro-industrielle d’envergure.

Évalué à un milliard de dollars américains, le projet prévoit l’aménagement d’un domaine de 105 000 hectares dans le Kongo Central, dont 85 000 hectares cultivables destinés notamment à la production de manioc, de maïs, de blé, de riz et de canne à sucre.

À terme, les autorités ambitionnent une production annuelle de près de 700 000 tonnes de produits alimentaires transformés, comprenant notamment de la farine de blé, du sucre, de la farine de maïs, du riz usiné et de la farine de manioc.

Pour la République démocratique du Congo, cette stratégie intervient dans un contexte où le pays demeure un importateur net de produits alimentaires malgré son important potentiel agricole.

Selon les données de la Banque centrale du Congo, la facture des importations alimentaires s’est élevée en moyenne à près de 1,79 milliard de dollars américains par an entre 2019 et 2023.

Au-delà de l’accroissement de la production nationale, les autorités misent sur ces investissements pour stimuler l’industrialisation du secteur agricole, créer des emplois et attirer davantage de capitaux privés.

Lors du lancement du partenariat, le directeur général de Mole Groupe, Gandi Mole, avait mis en avant les retombées attendues du projet.

« Nous créons plus de 20 000 emplois directs et indirects et posons les bases d’une transformation agricole durable capable de générer des revenus pour les populations locales tout en renforçant la souveraineté alimentaire de la RDC », avait-il déclaré.

Avec près de 80 millions d’hectares de terres arables recensés, dont environ 10 % seulement sont actuellement exploités selon les données officielles, la République démocratique du Congo entend ainsi renforcer les bases techniques de ses futurs investissements agricoles afin de transformer durablement son potentiel en moteur de croissance et de sécurité alimentaire.

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