La Nouvelle société civile congolaise (NSCC) du territoire de Demba dénonce la circulation présumée sur le marché de moustiquaires imprégnées destinées à une distribution gratuite aux ménages dans le cadre de la lutte contre le paludisme. L’organisation appelle les autorités à ouvrir une enquête pour faire la lumière sur cette situation.
La distribution gratuite des moustiquaires imprégnées au Kasaï-Central fait l’objet d’une alerte de la société civile. Dans le territoire de Demba, la Nouvelle société civile congolaise (NSCC) appelle les autorités à enquêter sur une présumée vente illégale de ces dispositifs de prévention contre le paludisme.
Dans une déclaration rendue publique vendredi 7 août 2026, cette organisation citoyenne, dirigée par Marcel Masanka, affirme avoir recueilli plusieurs témoignages faisant état de la présence de moustiquaires imprégnées sur certains marchés et points de vente de la cité de Demba.
Selon la NSCC, des individus, notamment des jeunes et des adultes, proposeraient ces moustiquaires aux habitants au prix de 1 000 francs congolais l’unité. Une situation jugée préoccupante par l’organisation, étant donné que ces matériels sont normalement distribués gratuitement aux ménages ciblés lors des campagnes de prévention contre le paludisme.
Des soupçons de détournement dans la chaîne de distribution
Pour la société civile, cette pratique risque de fragiliser les efforts de lutte contre le paludisme, particulièrement dans les communautés où l’accès aux services de santé reste limité.
La NSCC évoque également de possibles irrégularités au niveau de certaines structures sanitaires, soupçonnant l’existence de complicités ayant permis la sortie frauduleuse de ces moustiquaires. Ces accusations n’ont toutefois pas encore été confirmées officiellement et nécessitent des vérifications par les services compétents.
Réagissant à cette situation, le ministre provincial de la Santé du Kasaï-Central, Honoré Mutshipayi Balowe, a condamné toute tentative de commercialisation de ces outils de prévention. Il a demandé aux services concernés de mener des investigations afin d’identifier les éventuels responsables et de retracer l’origine des moustiquaires retrouvées sur le marché.
La société civile réclame un contrôle renforcé
La NSCC plaide pour un suivi plus rigoureux de toute la chaîne d’approvisionnement, depuis la réception des moustiquaires jusqu’à leur distribution effective aux bénéficiaires.
L’organisation invite également les habitants de Demba à collaborer avec les autorités en signalant tout cas suspect de vente ou de détournement, afin de permettre une intervention rapide des services compétents.
Pour Marcel Masanka, ces moustiquaires constituent un outil essentiel de prévention et doivent impérativement rester accessibles gratuitement aux populations auxquelles elles sont destinées, conformément à leur objectif initial de réduction des cas de paludisme.
Stony Mulumba, correspondant à Kananga

