Le député national Éric Tshikuma, élu de la Funa, et le député provincial Jared Phanzu, élu de Bandalungwa, ont entamé une tournée de suivi et d’évaluation des actions gouvernementales dans plusieurs communes de la circonscription. À leurs côtés, le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a été conduit au plus près des réalités locales, entre infrastructures dégradées, problèmes de drainage, insalubrité et enjeux sécuritaires.
À quelques jours de la rentrée parlementaire, Éric Tshikuma et Jared Phanzu ont choisi le terrain pour entamer leur mission de suivi des politiques publiques dans la Funa. Leur démarche vise à évaluer, au contact des populations et des autorités locales, l’état d’avancement des actions engagées tant par le gouvernement central que par les autorités provinciales.
Pour cette première étape, les deux élus ont associé à leur tournée Patrick Muyaya, ministre de la Communication et des Médias et élu de la circonscription. Une manière, selon eux, de permettre à l’un des leurs de constater directement les difficultés auxquelles les habitants sont confrontés et de mesurer, au-delà des rapports administratifs, les effets concrets des politiques publiques.
De Bandalungwa à Makala, en passant par Bumbu et Ngiri-Ngiri, la délégation a parcouru plusieurs sites et infrastructures. Routes, caniveaux, équipements sportifs, drainage, salubrité et sécurité ont constitué les principaux points d’attention.
À Bandalungwa, la visite du terrain « Allemagne », en cours de réhabilitation, a notamment permis de constater le ralentissement des travaux. Après un échange avec les ingénieurs, Patrick Muyaya s’est engagé à faire remonter les difficultés rencontrées par le chantier afin d’en favoriser l’accélération.
La délégation a ensuite inspecté plusieurs axes routiers, notamment les avenues Kasa-Vubu, Bula et Kimbondo, avec les responsables de l’Office des voiries et drainage (OVD). Les terrains Municipal et Saint-Cassien ont également été visités.
Pour les élus, l’objectif de cette démarche dépasse le simple constat. Il s’agit d’identifier les besoins prioritaires, d’en documenter les difficultés et de formuler des recommandations susceptibles d’accélérer la mise en œuvre des réponses publiques.
Des urgences exprimées par les habitants
À Bumbu, l’état de la rivière Basoko a retenu l’attention. Son curage et sa canalisation sont présentés comme des interventions nécessaires pour réduire les risques liés aux eaux, particulièrement à l’approche de la saison des pluies.
Les habitants ont également fait état de plusieurs difficultés, parmi lesquelles l’insalubrité, les coupures d’électricité et l’impraticabilité de l’avenue Kibunda. Sur cet axe, un caniveau récemment construit ne disposerait pas de passages suffisants pour les piétons et les véhicules, compliquant davantage la circulation.
À l’avenue Panzi, située à la frontière entre Bumbu et Ngiri-Ngiri, les autorités locales ont, elles aussi, plaidé pour une intervention rapide.
Du constat au plaidoyer
À Makala, dernière étape de cette première tournée, la délégation a inspecté l’avenue Kwilu, récemment aménagée et éclairée entre Kikwit et Université, avec une ouverture vers le rond-point Ngaba. L’infrastructure est présentée comme un facteur d’amélioration de la mobilité et de dynamisation des activités économiques locales.
Cette tournée donne ainsi aux élus une matière concrète pour leur travail de plaidoyer auprès des différentes instances compétentes. Elle permet également au ministre Patrick Muyaya, lui-même issu de cette circonscription, de confronter son action gouvernementale aux préoccupations exprimées directement dans les quartiers.
« Il faut d’abord identifier les véritables besoins avant d’agir », a souligné Patrick Muyaya, résumant l’esprit de cette démarche de proximité.
Pour Éric Tshikuma et Jared Phanzu, cette première étape doit déboucher sur des recommandations concrètes et un plaidoyer renforcé afin d’obtenir des réponses aux problèmes identifiés. La tournée doit se poursuivre dans d’autres communes de Kinshasa, avec la même logique : partir du terrain pour mieux orienter l’action publique.
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