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Kinshasa
13 octobre, 2026 - 20:20:23
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Olivier Kasanda Katuala livre une lecture sans détour des faits | Création du FNR de Kabila : « Quand le silence assourdissant des opposants interroge »

Le 12 octobre 2026, depuis Goma, ville sous occupation depuis janvier 2025, Joseph Kabila a franchi le dernier seuil qui séparait encore le soupçon de l’aveu public. Il a pris la tête du Front pour la refondation de la Nation (FRN), structure politico-militaire qui succède formellement à l’Alliance Fleuve Congo, place à ses côtés Corneille Nangaa, Bertrand Bisimwa et le général Sultani Makenga, et revendique explicitement, dans sa déclaration politique, le recours à la force pour mettre fin à ce qu’elle qualifie de « tyrannie ». Déjà condamné à mort par contumace en septembre 2025 pour trahison et complicité avec la rébellion, déjà frappé en avril 2026 de sanctions américaines pour appui financier et encouragement à des défections au sein des FARDC, l’ancien président a ainsi rendu irréversible, sous les caméras, le lien que le président Félix Tshisekedi et notre Majorité dénonçaient depuis des mois. Ce n’est plus une accusation de Kinshasa. C’est une signature apposée à Goma, en territoire occupé, en présence des commandants de la force qui y tient le terrain.

La fin définitive du déni

Cet acte clôt le temps du déni. Les rapports successifs du Groupe d’experts des Nations unies avaient déjà décrit les contacts, les déplacements dans les zones contrôlées, la coordination avec des responsables rwandais et l’ambition politique qui accompagnait ces mouvements. Les sanctions du Trésor américain avaient figé les avoirs et interdit toute transaction. Paul Kagame lui-même avait associé pu